Le MONDE… damné.

Extrait de L’Ascétique, de l’Abbé Jérôme RIBET, ce court chapitre est et sera je le crains de plus en plus d’actualité dans un monde comme le nôtre, qui a érigé l’abomination en règle et en vertu, et qui condamne et persécute « légalement » ceux qui tentent de s’y opposer ou simplement de la dénoncer.

Le livre intégral est téléchargeable ici

Les mises en gras sont de mon fait.

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Dans le langage de la spiritualité et dans l’ordre de la perfection, le monde s’entend de la masse des hommes qui, non seulement vivent selon les attraits de la concupiscence, mais érigent en principe la satisfaction de l’orgueil et des sens. Il désigne moins les individus que l’esprit qui les anime.

Tel est le monde dont nous parlons, celui-là même à qui le Sauveur disait anathème, qu’il excluait de sa prière et déclarait incapable de recevoir le Saint-Esprit.

Ce serait une erreur grossière d’indentifier le monde avec les pécheurs, puisque Jésus- Christ est venu sauver les pécheurs et qu’il réprouve le monde. Autre chose est pécher, et autre chose poser en principe que l’on peut et que l’on doit pécher.

Le monde, ce ne sont donc pas ceux qui pèchent, mais ceux qui enseignent qu’il faut pécher; ce ne sont pas ceux qui suivent la triple concupiscence, mais ceux qui proclament comme une règle de sagesse de la suivre.

D’où l’on voit le dérèglement et l’incurable malice du monde.

Vivre d’orgueil est un mal, un désordre insupportable. Le monde n’est pas seulement orgueilleux, mais il fait de l’orgueil la règle de la vie, il érige en principe qu’il faut s’élever, paraître, dominer; et il répute insensé quiconque renonce à ces élévations et les condamne.

Vivre selon les appétits de la chair est une chute qui déshonore l’homme. Le monde ne se contente pas d’être sensuel, charnel, immonde; il établit en règle que ne pas jouir est sottise, que le plaisir est la loi de la vie.

Vivre dans les soucis de la cupidité est un renversement étrange qui détourne l’homme de Dieu et l’attache à la matière. Le monde ne poursuit pas seulement les richesses, il tient la pauvreté pour une honte et le dépouillement volontaire pour une folie.

Pour tout résumer en deux mots, obéir aux impulsions de la concupiscence est un mal ; mais prétendre que l’homme doit prendre pour règle ces impulsions dépravées, c’est le mal organisé et la négation radicale de la vertu. 

 On comprend sans peine que le monde ainsi entendu soit le renversement de la vie sainte et parfaite. Mais il importe d’insister sur les formes diverses que revêt cette opposition contre Dieu et sa loi. Le monde est le grand adversaire de la perfection par ses maximes, ses exemples, ses railleries, ses persécutions.

L’air est comme empoisonné par les fausses maximes du monde. En tout et partout, il a des contre-vérités qui détournent les âmes de Dieu, de la perfection et du salut :

  • « Aimer le prochain, c’est bon à dire quand on ne souffre pas de ses injustices. La vengeance est justice, et l’oubli est lâcheté. »
  • « L’humilité n’est que bassesse, la pudeur pruderie et hypocrisie, la pauvreté sottise ou paresse, la vie religieuse coup de tête et dégoût de la vie, la pénitence humeur atrabilaire. La vie est pour jouir. Il faut surtout que jeunesse se passe. La vieillesse se retire par faiblesse d’esprit ou par impuissance : le diable devenu vieux se fait ermite. »

Tel est l’évangile du monde, c’est-à-dire le contre-pied de l’évangile de Jésus-Christ. Le monde et Jésus-Christ sont deux adversaires irréconciliables.

Jésus-Christ dit : Cherchez le royaume de Dieu, et le reste vous sera donné par surcroît. Et le monde : Il faut s’occuper d’abord de la vie présente ; après on verra.

Jésus-Christ dit : « Craignez ceux qui tuent l’âme et non ceux qui tuent le corps» et le monde : Avant tout la vie c’est-à-dire la vie du corps.

Jésus-Christ dit : « Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il vient à perdre son âme ? et le monde: Arrivons à la fortune et à la jouissance.

Jésus-Christ dit : Veillez et priez, afin de ne point tomber en tentation ; et le monde : Il faut profiter de toutes les occasions de jouir.

Jésus-Christ dit : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous » ; et le monde : on ne souffre que ce l’on ne peut éviter.

Jésus-Christ dit : « Qui perd son âme pour moi en ce monde, par la souffrance volontaire ou résignée, la sauve pour l’autre » et le monde : La vie présente, c’est la réalité; l’autre, c’est l’ombre et le mystère.

Jésus-Christ dit: « Bienheureux les pauvres, ceux qui sont doux et pacifiques, ceux qui pleurent, ceux qui sont purs, ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui sont persécutés » ; et le monde : Malheureux ceux qui n’ont rien, ceux qui ne peuvent se venger, ceux qui souffrent, ceux qui n’ont point les jouissances de la vie, ceux qui vivent des vaines illusions de l’avenir, ceux qui ne viennent point à bout de leurs ennemis.

 Les exemples du monde sont en harmonie avec ses principes. C’est la mise en scène du péché sous- ses formes diverses, que l’apôtre saint Jean ramène aux trois suivantes : « Tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil de la vie »

Ce sont les trois aspects de la concupiscence. L’orgueil de la vie, c’est l’ambition qui s’épanouit dans les honneurs. La convoitise de la chair comprend tout ce que nous avons dit sur la sensualité. La concupiscence des yeux embrasse tout ce qui frappe et éblouit les regards, c’est-à-dire, selon saint Thomas, les richesses; à quoi Bossuet après saint Augustin, ajoute la curiosité d’une vaine science.

Non seulement le monde pèche, mais il met dans la plupart de ses péchés et jusque dans ses crimes l’ostentation. Il applaudit à l’iniquité triomphante, et il ne désavoue dans le mal que l’insuccès. Il recourt à des apparences trompeuses et à des stratagèmes de paroles pour donner aux passions les plus honteuses des airs de magnanimité et de grandeur. Enfin il sollicite dans les sens, l’esprit et le cœur, les appétits désordonnés par des exhibitions qui éveillent et enflamment tour à tour toutes les concupiscences. Ce sont les pompes du monde, qui appellent et répondent à ses œuvres.

Un symbole de l’extrême dégénérescence : « gaypride » 2019

La raillerie est l’arme ordinaire des mondains contre la piété, contre les pensées graves et austères de la foi. La raillerie est faite de rire et de mépris. Le rire est le dissolvant le plus actif de la vertu. Il  est redoutable par son caractère communicatif et contagieux, mais il l’est bien davantage par la crainte qu’il inspire dès qu’il est allié au mépris. L’homme a naturellement peur du ridicule, et ce fantôme a souvent sur lui plus d’empire que la force brutale. Il est sans courage en face de la moquerie. Cela est particulièrement vrai en des temps où les méchants dominent. « Quel honneur garde au Christ, disait Salvien indigné, le peuple chrétien chez qui la religion expose à l’ignominie? Dès que quelqu’un tente de devenir meilleur, il est en butte au mépris de ceux qui valent moins que lui, de telle sorte que pour échapper à l’abjection tous sont comme forcés d’être mauvais. L’Apôtre avait bien raison de dire que le siècle est tout entier dans la malice. Ce n’est que trop vrai : tout est mal et dans le mal là où les bons ne trouvent point de place. » Hélas ! ces temps sont bien les nôtres !

Le monde en vient, quand il le peut et le croit expédient, à la persécution ouverte contre les serviteurs de Dieu et contre Dieu même. Tandis qu’il accorde toute licence à l’impiété et au libertinage, il suscite mille entraves au bien et à la vertu. Il fait surtout une guerre acharnée à ceux qui font profession ouverte de perfection et se vouent à la pratique des conseils cvangéliques. Il autorise et machine contre eux toutes les violences arbitraires et toutes les répressions légales.

 On ne conçoit que deux manières d’échapper à l’action du monde : la résistance directe ou la fuite. Il est très peu d’âmes assez fortement trempées pour se tenir fermes et inébranlables au sein de la corruption humaine.

Il s’en rencontre néanmoins qui, quoique mêlées à la vie extérieure et agitée du siècle, ne subissent point ses atteintes et vivent retirées de ce tourbillon. Mais le mouvement naturel de l’âme qui connaît sa faiblesse est de fuir et de chercher un abri dans la retraite contre les séductions et les attaques du monde. Plus d’une fois il arrive qu’on le retrouve déguisé, et même la face découverte, par delà les barrières destinées à l’exclure. La vérité est qu’il est extrêmement difficile de se soustraire à l’action du monde, à cause de la connivence que lui offrent nos passions. Le monde est l’exhibition permanente de la triple concupiscence , et par elle il exerce sur nous rinflucnce simultanée de l’attrait et de la peur. Au spectacle de l’orgueil, notre orgueil s’éveille; à celui du plaisir, nos sens s’allument; la vue des richesses excite notre cupidité. Ceux que le monde ne peut séduire, il s’efforce de les réduire soit en raillant leur fidélité, soit en leur imputant le mal qu’il fait lui-même; en un mot, il attire tour à tour et il épouvante.

Or l’homme se défend difficilement contre le plaisir, et la peur le fait céder au mépris par le respect humain, qui est une des formes de l’orgueil. La sensualité le rend également faible contre la souffrance, et la honte de la pauvreté le rattache aux biens matériels. Ainsi , quand il échappe à l’attrait, il est souvent ramené à la vie du monde par la crainte. Ajoutons que l’influence mondaine nous enveloppe incessamment comme une atmosphère empestée. Ses joies et ses voluptés sont une amorce ininterrompue pour la chair, un encouragement à l’injustice; ses adulations, une excitation à rechercher l’éclat et les honneurs.

 La conclusion est que quiconque a le souci véritable de la perfection doit se séparer du monde ou du moins le fuir autant qu’il le peut en esprit,

L’Ecriture nous en avertit en plusieurs endroits, en comparant le monde à Babylone, la cité du mal.

« Sortez de Babylone, s’écrie le prophète Isaïe, et fuyez la demeure des Chaldéens ; car il n’est pas de paix pour les impies. »

 « Fuyez du milieu de Babylone, dit à son tour Jérémie, et que chacun sauve son âme. »

Et Zacharie: Sion, c’est-à-dire âme fidèle, prenez la fuite et n’habitez plus au sein de Babylone. »

Le Sauveur porte contre le monde des anathèmes terribles. « Malheur au monde, dit-il, à cause de ses scandales!» Il enverra l’Esprit de vérité, mais non pour le monde, qui ne peut le recevoir; et quand cet Esprit sera venu, il le convaincra de péché et il le jugera. Enfin Jésus-Christ va jusqu’à exclure le monde de sa prière, et par conséquent de sa rédemption. Et pourtant c’est au milieu du monde qu’il envoie ses disciples comme des agneaux parmi les loups. Il ne demande pas à son Père de les en retirer, mais de les préserver du mal. Ils doivent y vivre comme ne lui appartenant pas. Ils y souffriront comme il a souffert lui-même, mais sa victoire leur est un gage qu’ils triompheront à leur tour. Les disciples seront fidèles aux recommandations du maître : ils vivront au milieu du monde, mais pour en être la contradiction et la condamnation. Saint Paul se déclare ouvertement son irréconciliable ennemi : le monde est un crucifié pour lui, et lui est un crucifié pour le monde; ou, si l’on veut, le monde le crucifie, et lui à son tour crucille le monde.

Mais c’est surtout l’apôtre bien-aimé qui dénonce sa malice. « N’aimez pas le monde, écrit-il, ni les choses du monde : car tout cela n’est que concupiscence des yeux et orgueil de la vie. Si quelqu’un l’aime, la charité du Père céleste n’est pas en lui. Le monde passe avec ses convoilises. Souvenons-nous qu’il est tout entier dans le mal, et que nous, nous sommes les enfants de Dieu. »

 La tradition n’est pas moins énergique dans sa haine et sa réprobation. Selon Origène l’amour de Dieu est aussi inconciliable avec l’amour du monde que la lumière avec les ténèbres et le Christ avec Bélial.

Tertulien, écrivant aux martyrs détenus dans les fers, les encourageait de la sorte : Là vous êtes séparés du monde. Si vous considérez qu’il est lui-même une véritable prison, vous comprendrez que vous êtes plutôt sortis de prison que vous n’y êtes entrés. Le monde a des ténèbres plus épaisses, qui aveuglent l’esprit; il a des chaînes plus pesantes, qui étreignent les âmes; il respire des immondices plus infectes : les débauches des hommes; il renferme un plus grand nombre de criminels, je veux dire le genre humain; enfin il attend, non la sentence d’un proconsul, mais celle de Dieu. Concluez donc, bienheureux confesseurs, que vous n’avez fait que passer d’une prison à un asile. Il a les ténèbres, vous êtes la lumière; il a les fers, vous êtes hbres devant Dieu ; il a l’infection , vous êtes l’odeur de la suavité. »

Le monde est plein de ruines, s’écriait saint Augustin parlant aux catéchumènes, plein des calamités que Dieu lui inflige, plein d’amertumes, et on l’aime! Que ferions-nous s’il avait des douceurs ? monde immonde , tu veux qu’on t’embrasse et te retienne quand tu t’écroules ; que serait-ce si tu étais permanent? Malgré tes amertumes, tu fais des dupes : qui ne serait séduit par tes douceurs ?

Voulez-vous, mes bien-aimés, ne pas vous attacher au monde ? Aimez Dieu et renoncez aux pompes mondaines dont le démon avec ses anges est le chef et l’organisateur.

Un des sujets les plus communs de la prédication chrétienne est la fuite du monde, parce que le monde est le foyer où s’allument et s’alimentent toutes nos convoitises.

On ne saurait donc prendre assez de précautions contre le monde. Au dehors, il faut éviter les conversations, les rapports, les spectacles, par lesquels le monde inocule son venin, sème ses erreurs, excite les passions. C’est surtout dans ce commerce que se réalise la menace de l’Esprit- Saint : «  Celui qui aime le danger y périra . » Au dedans, il faut se munir contre le monde et ses mensonges du bouclier de la foi, ainsi que s’exprime saint PauF; aux fausses apparences qu’il fait miroiter aux regards, opposer la ferme adhésion de l’esprit aux choses invisibles; à ses maximes perverses, les paroles de Jésus-Christ; à ses railleries et à ses persécutions, les promesses éternelles.

Ainsi que le dit saint Jean, c’est la foi qui nous assure la victoire contre le monde.

Les saints docteurs conseillent, comme un moyen puissant de rompre ses prestiges, de considérer ses variations, ses contradictions, son inconsistance.

« Le monde passe et sa concupiscence, » dit saint Jean, « La figure de ce monde disparaît,  dit saint Paul. Rien n’est stable sous le ciel, et la scène humaine a la mobilité de la mer toujours inquiète et changeante. Non seulement le monde s’écoule et s’évanouit, mais tout varie dans ses jugements, dans ses affirmations, dans ses goûts, approuvant ou blâmant tour à tour les mêmes choses, allant d’un excès à l’autre sans le moindre embarras de pudeur, ne mettant d’autre suite ni d’autre constance dans sa conduite que la facilité du mensonge et l’obstination au mal. Dieu seul demeure éternellement, et avec lui sa vérité, sa parole, sa justice, et quiconque fait sa volonté.

 La conduite du chrétien vis-à-vis du monde demeure tracée par tout ce que nous venons de dire.

Le chrétien ne doit ni croire ni même écouter le monde, parce qu’il est dans l’erreur et parce qu’il ment; mais écouter et croire Jésus- Christ, la vérité même.

Il ne doit pas imiter le monde, qui est tout entier dans le mal, mais Jésus-Christ, le prmcipe et l’exemplaire de tout bien.

Il ne doit pas estimer le monde, mais le mépriser; ni rechercher son estime, mais agir sans souci de ce qu’il pense. « Si je plaisais aux hommes, disait saint Paul, je ne serais pas le serviteur de Jésus- Christ. »

Il doit craindre le monde pour le fuir, non pour lui céder. Il est sage de le fuir, puisque nous portons en nous les passions auxquelles il s’abandonne : il vit d’orgueil, et nous sommes inclinés à l’orgueil ; il se plonge dans la corruption, et nous subissons la terrible concupiscence de la chair; il est tout entier aux choses de la terre, et nous subissons nous-mêmes cette attraction vers les biens terrestres.

Si on ne peut le fuir, il faut prendre garde de lui céder, et de s’incliner devant lui par la peur et le respect humain. Il vaut mieux tout perdre en ce monde que de perdre son âme, et quiconque veut être à Jésus-Christ doit dominer le respect humain, qui n’ose se déclarer pour le bien par crainte des railleries et des persécutions.

En un mot, il faut choisir entre le monde et Jésus-Christ; car on ne peut servir deux maîtres aussi contraires et aussi irréconciliables.

 

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Accélération

Pourquoi délaissé-je ce blog ?

Plus le temps (je dois m’occuper de mon âme d’abord), plus l’envie, plus le courage, plus l’utilité ? Un peu de tout cela certainement.

Mes lecteurs l’auront peut-être remarqué : si nous ne sommes pas entrés dans la phase finale de l’Apocalypse (oui, je parle bien de celle de St Jean), cela y ressemble furieusement.

J’en connais un rayon long comme le bras en eschatologie. Ce n’est donc pas la peine de me rétorquer « mais non, nous ne sommes qu’à la fin du 5ème âge, donc même si cela secoue fort en ce moment, ce n’est qu’une répétition,  une répétition seulement de la toute fin qui n’aura lieu qu’au 7ème âge. »

Peut-être avez-vous raison si vous pensez cela, ou peut-être que c’est moi. Qui sait, à part Dieu Lui-même ? En attendant que les faits se dévoilent, il y a donc certainement matière à discussion, mais si vous voulez me convaincre, il vous faudra de très solides arguments, et depuis des années que j’étudie la question, je n’en ai rencontré.. aucun.

En revanche, j’ai de plus en plus d’arguments en faveur de la thèse contraire, celle qui soutient que nous serions « déjà » arrivés au 7ème âge de l’Eglise. Il y a quelques années, j’étais très indécise, aucun argument ne me faisant pencher ni d’un côté ni de l’autre. Les choses ont changé à présent.

Voici donc quelques signes (comme le laisse supposer le titre de cet article, tout va maintenant beaucoup TROP VITE pour que je les puisse donner tous, si seulement c’était possible) qui me font pencher du côté de la thèse du 7ème âge.

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La mise en place de la dictature dans notre pays qui fut autrefois la France, est presque terminée. Il ne reste que deux étapes  : interdire la religion catholique ou tout au moins le culte public, et supprimer l’argent liquide (ce dernier point est prévu pour 2022). Cette dictature est l’embryon de la dictature européenne puis mondiale anti-christique que les dirigeants cachés du monde, à vrai plus si cachés que cela, nous préparent.

L’arsenal de lois anti-dissidents (lois terroristes pour dire le vrai), le flicage et fichage généralisés, ainsi que la monnaie uniquement virtuelle, permettront de contrôler entièrement la population. Quiconque déviera de la pensée autorisée (ne parlons pas du comportement de chacun, qui devra être absolument dans les clous définis par le pouvoir) se verra dans l’impossibilité d’acheter ou de vendre, et ce grâce à un simple clic de souris dudit pouvoir, ou même en vertu d’algorithmes automatiques pré-programmés, ce qui est encore plus économique à l’usage.

Le « dissident » sera donc condamné à mourir, à vivre dans la rue (cependant une autre loi sera certainement pondue pour euthanasier les clochards), ou à se cacher dans les bois en vivant de racines, que sais-je…

Si cela vous rappelle quelque chose c’est bien normal. Je vous invite à lire ou relire l’Apocalypse, chapitre 13, verset 17 …

Ce verset décrit-il oui ou non ce que nous sommes en train de vivre ?

Les populations européennes sont asservies, remplacées par de la main d’oeuvre bon marché. Le but est de transformer l’Europe puis le monde en une espèce de goulag où seuls ceux qui pourront produire quelque chose pour « l’élite » auront le droit de survivre, comme des bêtes, tandis que les autres seront éliminés.

Ajoutez à cela le transhumanisme qui veut faire de l’être humain une matière première comme une autre, la suppression des lois de la nature (distinction des sexes, distinction des races, etc.) et vous obtenez un monde de cauchemar auprès duquel les plus effroyables productions de la littérature de science fiction horrifique font figure de comptines gentillettes.

Si l’antéchrist doit paraître très bientôt, nul doute que Bergoglio cet imposteur ne soit le Faux Prophète. J’ai pensé à cela dès que cet énergumène, qui est en train de s’activer à finir de ravager ce qu’il peut rester de chrétienté, est monté sur le trône de St Pierre. Il est âgé et d’une santé médiocre, ce qui me donne à penser que s’il est lui-même ce faux prophète, l’antéchrist ne peut guère tarder : que nous reste-t-il ? Quelques mois ? Tout au plus un an ? S’il va griller les chataignes auparavant, c’est qu’il n’aura été qu’un précurseur du véritable faux prophète, mais honnêtement, j’ai des doutes, ce qui se passe est trop ENORME pour n’être qu’un coup d’essai d’un hérétique « banal ».

*

Parallèlement à ces signes de mort (physique aussi bien que spirituelle, personnelle aussi bien que civilisationnelle), des phénomènes inexpliqués, inexplicables, se produisent, qui me semblent autant de signes de la fin, eux aussi, quoiqu’à rebours des premiers.

Il est frappant de voir que le mouvement des « gilets jaunes » s’est en partie christianisé, et ce très soudainement. Des gens a priori a-religieux comme Soral ou Dieudonné évoquent le fait que seul Dieu peut nous sortir de la voie sans issue dans laquelle nous pataugeons. Des gilets jaunes portant une croix dessinée sur la poitrine ont fait leur apparition. Est-ce uniquement un coup de pub destiné à rameuter des catholiques vers le mouvement de ces deux personnes, ou bien est-ce sincère, autant qu’ils peuvent l’être du moins,  sachant de notoriété publique qu’ils ne sont pas des modèles de vie vertueuse…l’avenir seul nous le dira. En tout cas, à une époque où la religion catholique est activement persécutée et quasiment menacée d’éradication pure et simple,  c’est plus qu’étrange.

Etrange également la réaction des passants dans la rue, lors de l’incendie (vraisemblablement orchestré par le pouvoir profond) de la cathédrale Notre Dame à Paris : ces personnes se mirent à prier et chanter des Ave pour obtenir de Dieu l’arrêt du feu. La France compte environ 3% de catholiques, selon des sondages déjà vieux de 9 ans, et pourtant il s’est trouvé quelques dizaines de gens, dans les parages de Notre-Dame, à prier pour elle. Les probabilités pour qu’une telle chose se produise sont extrêmement faibles. Qui donc croit encore que quoi que ce soit arrive par hasard ? Pas moi.

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Enfin, un grand nombre de catholiques que je rencontre régulièrement ou une fois en passant, me confient être à bout de résistance psychologique : la croix se fait lourde, très lourde pour à peu près tous.

Le poids de cette vie devient insupportable :

    • les difficultés personnelles (travail, logement, famille…),
    • l’agression permanente de la société (dans la rue, au travail, dans toutes les relations humaines),
    • la suppression galopante de toutes les libertés et la terreur qui en résulte (plus personne n’ose parler, chacun craint d’être dénoncé par son voisin…),
    • l’insécurité due à l’invasion étrangère sur notre sol et agravée par l’impunité des criminels lorsqu’ils sont par hasard traduits devant la « justice » ripoublicaine,
    • la destruction finale de tout ce qui fut notre civilisation, d’un côté par l’invasion mahométane d’une part et l’athéisme d’autre part, et de l’autre par la folie généralisée de l’inversion complète de la morale naturelle qui va jusqu’à la négation du réel, délire IMPOSE par les lois de la république, qui punit dans le même temps toute vélléité de résistance
    • la Passion de l’Eglise qui est en train de toucher le fond de l’apostasie annoncée par les Ecritures à travers cette fausse Eglise conciliaire qui a usurpé la place de l’Eglise Catholique
    • Dieu qui semble se taire, absolument, et laisser les méchants triompher chaque jour davantage,

Avec tout cela, il serait plutôt étonnant que les Catholiques, qui souffrent évidemment plus que les autres, n’eussent pas un gros « coup de mou ». Sachant que nous avons encore, pour la plupart d’entre nous, les sacrements pour nous soutenir, que sera-ce lorsque nous en serons privés ?!

*

D’autres facteurs enfin me font penser que nous ne sommes pas dans le 5ème âge, mais bien dans le 7ème. Le principal, que je veux juste évoquer brièvement, est celui-ci :

AUCUNE prophétie privée, du moins à ma connaissance, n’a annoncé que Rome tomberait aux mains d’imposteurs et de faux papes. Au contraire, toutes prédisent l’avènement d’un pape fort saint qui souffrirait beaucoup voire même serait martyrisé. C’est ridicule :  quand on voit les « papes » qui se sont succédé depuis la mort de Pie XII et qu’on lit simultanément ces prophéties, on ne peut s’empêcher de rire. Certes, Mélanie Calvat, de la Salette a prétendûment annoncé que « Rome perdrait la Foi et deviendrait le siège de l’antéchrist », mais comme Mélanie a inventé un tas de fariboles délirantes plus fausses les unes que les autres dans la deuxième partie de sa vie, on voit mal ce qui nous pourrait porter à ajouter foi à cette sentence. Tout au plus peut-on considérer cela comme une intuition à laquelle les faits ont donné raison, mais certainement pas comme une prophétie ou pire, une locution qu’elle tiendrait de la Très Sainte Vierge.

Heureusement, les révélations privées sont absolument libres de créance, même les messages de Fatima qui génèrent pourtant des millions de fans absolutistes qui en considèrent chaque mot comme parole d’Evangile, et dont le 3ème secret déclarait « au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi » … comme si le Portugal avait échappé à la grande Apostasie !

En réalité, c’est qu’il y a un monde entre ce que la Sainte Vierge a pu dire aux « voyants », et ce qu’ils ont retranscrit ensuite, ces deux exemples entre des dizaines le montrent puissamment. Les révélations privées peuvent avoir quelque utilité parfois, mais ce que j’observe à chaque tournant, c’est que les prophéties qu’elles portent ont surtout vocation… à ne jamais se réaliser !

Reste donc à revenir à mon constat initial : que je sache, aucune révélation ou prophétie privée n’a jamais annoncé le remplacement de l’Eglise par une fausse Eglise apostate qui mènerait les âmes à la ruine via des « pseudo » papes maçons, juifs, lucifériens. Seule l’Apocalypse de st Jean évoque ce mystère d’iniquité. D’où je conclus que cette histoire d’un 6ème âge (Philadelphie) qui devait être une époque de restauration et de grandeur de l’Eglise,  est soit du passé, soit a été carrément mal interprétée. Le vénérable Holzhauser voyait le 6ème âge dans son futur : peut-être était-il simplement dans son passé, donc a fortiori dans le nôtre.

A nous, il ne resterait donc que l’âge final, l’âge antéchristique, dont on pourrait situer le commencement grosso modo à la révolution « française », et dont nous semblons toucher le terme à présent.

Les commentaires polis sur le sujet sont les bienvenus, merci d’éviter les insultes et les anathèmes (les fous furieux, abstenez-vous, j’ai autour de moi ma dose journalière de personnes haineuses, ça va, c’est bon).

Publié dans Ennemis de Dieu, Ripoublique | Tagué , | 6 commentaires

Le « baptême de désir » est un enseignement infaillible !

+†+Yesus Kristus azu+†+

Dossier apologétique sur tous les Dogmes de la Sainte Eglise :ici

Depuis quelques années nous voyons apparaître sur l’internet catholique francophone des sites faisant la promotion d’une erreur doctrinale grave qui nie le baptême de désir et le baptême de sang. Le premier est le nom que porte la grâce de salut qui est donné à celui qui a le désir de recevoir baptême d’eau mais qui sans faute de sa part meurt avant d’avoir pu le recevoir et en état de charité. Le second est la grâce spéciale de salut donnée à ceux qui sont tués pour leur foi catholique avant d’avoir pu recevoir le baptême d’eau.

Nous ne nommerons pas cette erreur, de peur que nos lecteurs n’aillent s’informer sur elle et ne soit ébranlés dans leur foi par leurs arguments. Si des partisans de cette doctrine lisent cet article, qu’ils sachent que nous n’avons pas d’animosité…

Voir l’article original 447 mots de plus

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La signification occulte de la faucille et du marteau

Article publié sur Bibliothèque de combat le 28 mars 2013

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La faucille et le marteau sont des symboles maçonniques présents dans le « tableau de loge » dès le premier degré d’initiation, celui d’Apprenti.

La lecture au niveau initiatique est très différente de celle au niveau exotérique qui évoque un hymne à la construction sociale et au travail des ouvriers et des paysans.

Le marteau est un instrument qui, métaphoriquement, aide le maçon à construire le Temple [de Salomon] – le Grand Œuvre – en même temps que d’autres outils comme l’équerre, le compas, le fil à plomb et la truelle ; il symbolise le pouvoir, la force, l’impérialisme, avec la même signification que le poing fermé.

La faucille, par contre, est l’emblème de la philosophie, entendue comme succédané absolu de la religion, c’est-à-dire la gnose des initiés.

L’ensemble est conforme à un programme : le Pouvoir (Haute Finance [juive]) fondé sur la gnose de la Contre-Eglise [maçonnique] pour le Gouvernement Mondial de l’Humanité.

Epiphanius – Maçonnerie et sociétés secrètes (2005)

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L’impôt sur le revenu, une escroquerie bolchevique

Article du blog Bibliothèque de combat du 26 juillet 2013

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Le deuxième commandement du décalogue marxiste exige ceci : un impôt sur le revenu, lourd, gradué et progressif. Je répète : Karl Marx, prophète et fondateur du Communisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, demande dès 1848, aux fins d’arriver au communisme mondial : un impôt sur le revenu, lourd, gradué et progressif.

Presque tous les pays qui ne sont pas derrière le « rideau de fer », pays qui se disent anticommunistes, ont appliqué sur leur territoire des lois d’impôt sur le re­venu, un impôt lourd, gradué et progressif. Et cela depuis 1917, l’année même que Lénine, Trotski et Staline imposaient le Communisme, sous le nom de démocratie populaire, en Russie Soviétique.

Comme condition préparatoire au Communisme universel, Karl Marx, qui s’y connaît en fait de communisme, exige l’impôt sur le revenu ; impôt qui, suivant sa propre définition, constitue une agression despotique sur la propriété privée, impôt qui doit conduire, à la fin, à la ruine de toute propriété privée.

Nous avons cet impôt chez nous, comme il existe en Angleterre, en France, aux États-Unis, en Australie, bref dans toutes les « démocraties ». Jamais les commu­nistes n’ont été au pouvoir chez nous ou dans ces pays.

Alors comment se fait-il que nos démocrates libéraux et conservateurs aient pu incorporer pareille loi de sens, d’esprit et de but communistes dans nos statuts, une loi véritablement despotique qu’il n’est pas permis de débattre devant les tribunaux, contre les empiétements de laquelle il n’y a ni recours, ni juges, ni appel, une loi qui place la propriété des ci­toyens à l’entière discrétion de simples fonctionnaires et bureaucrates ? Vous en au­rez la réponse dans quelques instants.

Pour quiconque a étudié le communisme suivant ce qu’il est dans sa sinistre réa­lité, c’est-à-dire ailleurs que dans les bafouillages orthodoxes de propagande pour ou contre, l’impôt sur le revenu atteint simultanément trois buts communistes.

Trois buts communistes importants

1 —L’impôt sur le revenu dépouille le citoyen de son capital, sous prétexte que c’est un revenu.

Que j’hérite demain d’une vieille tante qui me lègue cent mille dollars ; je puis placer cet argent dans une société commerciale ou industrielle, qui m’en donnera annuellement environ cinq mille dollars. Je n’aurai même pas à me déplacer pour recevoir l’intérêt ou le dividende annuel, qui me sera transmis par la poste. C’est là essentiellement un revenu.

Par ailleurs, que je retire des gages, un salaire, un cachet ou des honoraires soit comme serviteur, ouvrier, artiste ou professionnel, cet argent ne m’est pas donné pour rien. Je dois le gagner, donner une valeur en échange, vendre mon énergie, mes sueurs, mon attention, mon jugement, mon expérience, mon temps, une propor­tion de la vie que j’ai à vivre. Ce n’est pas un revenu, c’est un échange de valeurs, un échange de capital-activité, de capital-habileté, de capital-création pour du ca­pital-argent. Il est bien paradoxal que, dans cet échange de valeurs, ce qu’on appelle le capital humain soit taxé, et l’autre partie, le capital-argent, ne le soit pas. Gages, salaires, honoraires, à quelques montants qu’ils se chiffrent, ne sont pas des revenus et ne le seront jamais.

Pourtant, ce sont eux qui portent le fardeau le plus lourd de l’impôt sur le revenu. Et on leur impose ce fardeau par la magie d’un mensonge vé­ritable qui engendre un vol véritable, la plus crapuleuse des escroqueries. Cet impôt de despotisme et de fraude a pour mission d’éliminer graduellement la petite bour­geoisie et d’empêcher les classes pauvres de pouvoir s’élever, comme c’est leur droit, dans l’échelle sociale.

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Nos démagogues de la démocratie, quand vous leur dites ces choses, vous répondent qu’il faut des revenus à l’État. Certes il en faut, mais au lieu de taxer l’argent gagné et devenu propriété privée des citoyens, au lieu d’aller fouiller leurs poches avant même qu’ils aient pu compter leur gain, on n’a qu’à taxer l’emploi que les citoyens font de l’argent. Je vous en parlerai de façon plus détaillée dans une prochaine occasion.

Le citoyen, employé de l’État

2 — Le deuxième but communiste atteint par l’impôt sur le revenu est de transformer le citoyen en un simple employé de l’État, exactement comme en Russie Soviétique. Le principe est absolument le même, et il n’y a de différence que dans la proportion ou le pourcentage du hold-up perpétré par l’État.

En somme, qu’est-ce que l’impôt sur le revenu veut dire, dans ses fins pratiques ? Ceci. Après douze mois de travail, l’État vous fait comparaître devant lui et, dans sa chinoiserie légaliste, vous dit ceci : « Tu as travaillé pour moi depuis douze mois, rends-moi des comptes. Tu as, par tes activités, retiré telle somme globale. Bien. L’an prochain, je veux que tu continues de travailler pour en gagner autant. Alors, afin que tu vives, je t’alloue tel montant ; pour que ta femme continue de maintenir ton foyer, je t’alloue tel montant pour elle ; pour que tes enfants ne crèvent pas complètement, je t’alloue tel mon­tant par enfant ; pour que tu aies un peu de sécurité et de paix morale durant ton travail, je t’alloue tel montant pour des assurances, des contributions religieuses et charitables. Tout ce qui reste, je le prends, ou j’en prends 20, 30, 40, 60, 80 pour cent, car c’est pour moi que tu as travaillé. Maintenant, retourne à tes occupations et, l’an prochain nous nous rever­rons ».

Et, ce que l’État arrache à l’ouvrier, ce sont les économies qu’il pourrait faire pour les mauvais jours ; ce qu’il arrache à la petite bourgeoisie, ce sont les réserves nécessaires pour les temps durs. Et la propriété privée des citoyens va se centraliser toujours davantage dans le gouffre sans fond de l’État.

En Russie, l’État prend tout le profit de l’activité humaine ; ici, nous avons exactement la même chose, sauf que la proportion de l’escroquerie est inférieure. Il faut nous habituer graduellement au système communiste, et ceux qui chez nous font ce travail, demandé par Karl Marx, ont l’effronterie, l’impudence de se dire anticommunistes ! Nos foules peuvent bien se débattre dans la confusion et les ténèbres, sans plus savoir ce qui se passe dans le monde, quand les gouvernants, les chefs du troupeau, manifestent tant d’inquali­fiable ignorance, là où ce n’est pas de la mauvaise foi, du cynisme et de la trahison.

Des peuples de tricheurs

3 — Le troisième but communiste atteint par l’impôt sur le revenu, c’est la gé­néralisation du désordre dans le peuple. Tout système politique respectable, toute forme d’administration, de quelque nom qu’on l’appelle, doit avoir, comme but fondamental, d’instaurer et préserver l’ordre dans la société. L’ordre se manifeste par le respect des lois. L’irrespect, la contemption des lois, est le plus grand désordre dont puisse souffrir une société, et cela d’autant plus que le nombre des hors-la-loi est plus grand.

Depuis que je suis sorti du camp de concentration, je me suis fait une ma­rotte de poser cette question à plus de cinq mille personnes de toutes classes et de tous rangs : « Quand vous faites votre rapport d’impôt sur le revenu, devant Dieu devant votre conscience et votre pays, est-ce que vous dites à l’État tout ce que vous devez lui dire, et est-ce que vous lui donnez tout ce que la loi exige que vous lui donniez ? » — Vous vous imaginez les regards, les expres­sions de visage et les sourires qu’on m’a faits. Mais pas un seul n’a osé me répondre : oui.

Je ne blâme pas ces gens d’essayer de se défendre contre ce que Karl Marx appelle « une agres­sion despotique contre la propriété collective ? L’écureuil ne défend-il pas à mort le tas de noisettes qu’il a travaillé à amasser pour ses petits et pour les mauvais jours ? »

Il est évident qu’il répugne à nos gens, anticommunistes, de respecter une loi de caractère communiste. Mais il n’en reste pas moins que cette loi a transformé d’innombrables foules, on pourrait dire tout un peuple, en une bande d’éludeurs, menteurs, tricheurs, rédacteurs de faux rapports, parjures au besoin : c’est-à-dire une nation de hors-la-loi. Peut-il y avoir de plus grand désordre dans la société ? Non. Karl Marx et tous ses disciples, chevaliers avant tout du désordre, n’auraient pu faire mieux eux-mêmes !

Dépossession du citoyen, établissement du principe de l’État-patron, révolte lar­vée contre la loi et désordre social, voilà une oeuvre bien marxiste, bien communiste de nos soi-disant anticommunistes au pouvoir.

 

Adrien Arcand – Le communisme installé chez nous (1966)

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Un argumentaire anti-chrétien courant et imparable

Lu (avec grande difficulté) sur feu le blog Bibliothèque de combat, à la date du 23 février 2014…

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– Il en a pa dés complos nimporte koi sa exicte pa lé complot ……

est dabor y son jentil les franmassons y son fé les droit de l »home est l’egaliter, pakeu avan lé hommes y zétait dés esclave dé roi est dé pape alor que y manger les enfants et y volé lees povre qui crevait de fin…….

et ossi avent les fransais y pouvez pas allé dans l’école alor y saver pas lire est y saver pas ecrir….

maintenan on et libre é on peu choisire et ossi on peux votez et si sa va pa le presidant est bah frachement on peu le changez alors que avant s’était les meme roi pendant dé seicles et on pouvé pas changez……

et avan y fallé payez dé impos et travaillez et les povres on lé fesait bruler quand y vouler pas allez a lesglise mais heureuzement les françer y se son révoltez est y ont fé la revolution et mainant grasse a eux nous on est libre et sa bah cé trop bien……………

– et pui avan lé francé y savé même pa que la Tere él tourné otoure du soléille !

– lol nan mé ossi avan franchement il en avez pas de soleile sa ossi ss grace a la revolusion que on peu bronsez et allez a la mer !!…

– Oué il devé resté dan leure bled pomés é se marié avec la meuf de leure voizin dan fasse, mem si cété un ton ! é y pouvé mêm pa divorcé !!!!!! ptdr !!!

– A oui et pandant se tant lé roi y aller a las vegas et y depensai tout les sous du peuple qui crever de fin !

D’après Vigo B.

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La « folie » du Roi Clovis II, une légende malveillante

Article paru sur Bibliothèque de Combat le 26 février 2014 :

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De tous les différents États qui se formèrent des débris de l’empire romain vers le commencement du Vesiècle de l’ère chrétienne, il n’y en eut point qui s’éleva à un si haut degré de puissance, et si promptement que la monarchie française.

Clodion, Mérovée, Childéric, Clovis et les rois ses enfants et ses successeurs, s’emparèrent en moins d’un siècle de toutes les Gaules ; ils en chassèrent les Romains, les Visigoths et les Bourguignons. Tout ploya sous l’effort et la rapidité de leurs armes. Clovis étendit sa domination en Allemagne jusqu’aux Alpes Rhétiques, et les rois, ses enfants et ses successeurs, ne songèrent à conserver les États qu’il leur avait laissés que par de nouvelles conquêtes.

Ils partagèrent une si vaste monarchie en différents royaumes, mais cependant qui ne formaient qu’un même État, et plusieurs fois ces royaumes se trouvèrent réunis sous le sceptre du même souverain. Ainsi, Clotaire Ier, Clotaire II et Dagobert Ier possédèrent seuls et sans partage toute la monarchie française.

Dagobert Ier laissa deux princes qui lui succédèrent : Sigebert III et Clovis II. Sigebert avait été reconnu du vivant du roi son père, pour souverain del’Austrasie, et Clovis, à l’âge de quatre ans, lui succéda aux royaumes de Neustrie et de Bourgogne, vers l’an 638.

Clovis II est regardé par un grand nombre d’historiens comme le chef de cette série de rois qu’on a injustement flétris du nom odieux de fainéants et d’insensés : série de princes qui occupa le trône depuis 638, époque de l’avènement de Clovis II, jusqu’à 750, temps où Childéric III dut abandonner le sceptre à Pépin, père de Charlemagne.

Clovis II est le premier roi que les chroniqueurs, et, après eux, la foule des historiens, ont taxé de démence. Le moine anonyme de Saint-Denys, auteur des Gesta Dagoberti, qui écrivait vers la fin du VIIIè siècle, c’est-à-dire plus de cent ans après l’événement qu’il raconte, rapporte la cause de la folie de Clovis II à une dévotion indiscrète. Laissons parler le chroniqueur lui-même : « Le roi Clovis, par un coup du sort, dans les dernières années de sa vie (651), vint un jour comme pour prier dans l’église des Saints-Martyrs (Denys, Rustique etEleu-thère), et voulant avoir en sa possession leurs reliques, il fit découvrir leur sépulcre. A la vue du corps du bienheureux et excellent martyr Denys, et plus avide que pieux, il lui cassa l’os du bras, l’emporta, et, frappé soudain, tomba en démence. Le saint lieu fut aussitôt couvert de ténèbres si profondes, et il s’y répandit une telle terreur, que tous les assistants, saisis d’épouvante, ne songèrent qu’à prendre la fuite. Le roi Clovis, pour recouvrer le sens, donna ensuite à la basilique plusieurs domaines, fit garnir d’or et de pierres précieuses l’os qu’il avait détaché du corps du saint, et le replaça dans le tombeau. Il lui revint quelque peu de raison ; mais il ne la recouvra jamais tout entière, et perdit au bout de deux ans son royaume et la vie. »

Telle est l’anecdote qui termine les Gesta Dagoberti. Mais, plus haut, voici ce qu’il raconte : « La quatorzième année de son règne (652), d’après l’avis de quelques hommes, et parce qu’une grande famine se faisait alors sentir, il ordonna qu’on enlevât la couverture de la voûte sous laquelle reposaient les corps de saint Denys et de ses compagnons ; et que la piété du roi son père (Dagobert Ier) avait fait garnir en dehors de pur argent. C’était, disait-on, pour venir au secours des pauvres, des affamés et des pèlerins. Clovis ordonna à l’abbé Aegulf, qui gouvernait alors ce monastère, d’exécuter cette oeuvre fidèlement et avec la crainte de Dieu. »

Quoique, comme nous l’apprend Aimoin, auteur du Xè siècle, on eût remis par ordre de Clovis II, à l’abbé Aegulf, le prix des lames d’argent précitées, pour qu’il le distribuât lui-même aux pauvres, cependant les moines de Saint-Denys ne purent pardonner à ce prince une charité qu’il exerçait à leurs dépens et qui pouvait tirer à conséquence.

« En ce temps, dit Jean du Tillet, y eut très grande famine en France, pour obvier à laquelle Clovis II arracha, et ôta l’or et l’argent, duquel Dagobert avait fait somptueusement et magnifiquement décorer l’église de Saint- Denis, et humainement le distribue aux pauvres ; il enlève aussi le trésor qui était (existait), et châsses et coffrets, et rompt le bras de saint Denis et l’emporte ; pour lequel acte on dit que, par vengeance divine, il devint enragé et hors du sens tout le reste de sa vie. Certainement, si pour subvenir aux pauvres et indigents, il a ce fait, il a sagement fait, et en homme de bien,nonobstant qu’ils aient mis en avant qu’il était fou, craignant que par ci-après les princes ne prissent cet exemple pour eux, quand ils auraient besoin de prendre les biens de l’Eglise pour aider aux pauvres, et non seulement pour les pauvres, mais aussi pour eux-mêmes. »

Ainsi s’exprimait, au XVIè siècle, un vénérable prélat, Jean du Tillet, évoque de Meaux. Nous voyons, pour ne citer qu’un exemple, le chapitre de Notre-Dame de Paris, donner à Louis XV les magnifiques chandeliers d’argent massif du maître-autel de cette cathédrale, pour subvenir aux pressants besoins de l’État.

Il est très vraisemblable que les moines, presque les seuls historiens de ces temps-là, trouvèrent à propos d’épouvanter les successeurs de Clovis II, par l’exemple d’un châtiment si redoutable. C’est ainsi qu’un chroniqueur traita la mémoire de Charles Martel, auquel l’Eglise de France devait la conservation de la religion et de ses autels, contre les entreprises des Sarrasins. Ce grand homme ayant pris les biens de l’Eglise pour se mettre en état de résister à 300 000 Sarrasins ou Arabes qui voulaient conquérir et asservir la France, nos évêques, dans une lettre qu’ils adressèrent depuis à Louis, roi de. Germanie, en 858, rapportèrent à ce prince qu’Eucherius, évêque d’Orléans, avait eu révélation depuis la mort de Charles Martel, que ce personnage illustre était damné pour avoir pris les biens de l’Eglise ; que Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, Fulrard, abbé de Saint-Denys et chapelain du roi Pépin, fils de Charles Martel, ayant fait ouvrir son tombeau, à la prière d’Eucherius, on n’y trouva qu’un dragon affreux, qui s’envola dans un tourbillon d’une fumée épaisse.

Il est bon de remarquer, que Charles Martel, à son retour de la défaite des Sarrasins, exila Eucherius et sa famille, vers l’année 732, que cet évêque mourut la sixième année de son exil, que Charles Martel vécut encore trois ans, d’autres disent dix ans, n’étant mort que le 2 octobre 741, et ainsi qu’Eucherius n’avait pas pu avoir de révélation de la damnation d’un prince plein de vie, qui lui avait survécu plusieurs années.

Nous n’avons rapporté cet exemple, que pour faire voir combien il est dangereux de croire aveuglément nos anciens historiens. Nous ne pouvons mieux, du reste, justifier la mémoire de Clovis II, que par l’exposé de la conduite habile et pleine de fermeté que ce prince tint après la mort de Sigebert, son frère aîné, roi d’Austrasie, et depuis sa prétendue démence, qu’on place vers la seizième année de son règne (654).

Sigebert n’avait laissé qu’un fils appelé Dagobert. Grimoald, maire du palais d’Austrasie, fils du vieux Pépin, et le premier qui eût succédé à son père dans une si grande dignité, plaça son fils Childebert sur le trône d’Austrasie, au préjudice du jeune Dagobert, qu’il avait fait transporter furtivement en Irlande. La reine, sa mère, se réfugia auprès de Clovis II, qui la prit sous sa protection, et ayant fait arrêter l’usurpateur et son fils, il fit couper la tête au père, et sans doute le fils eut le même sort. Acte souverain de sa justice, et qui prouve en même temps son autorité et l’habileté qu’il avait employée pour se rendre maître de la personne de ces tyrans.

Saint Ouen, dans la Vie de saint Eloi, son ami, nous assure que ce prince religieux vécut dans une parfaite union avec la reine Bathilde, sa femme. Cet historien contemporain ne lui reproche aucun égarement d’esprit.  Aimoin loue son ardente charité, vertu dont son père, le roi Dagobert, lui avait légué l’amour. Aimoin résume toute la vie et tout le règne de Clovis II en trois mots, et l’appelle un « prince agréable à Dieu. »

Helgaud nous le représente comme « un prince illustre, plein de justice, et resplendissant par sa piété. » L’abbé Liodebaud, sujet et contemporain de Clovis II, parlant d’un échange qu’il fit avec ce roi au sujet de l’établissement du monastère de Fleury, près d’Orléans, dit : « le roi Clovis, seigneur glorieux et très élevé ».

Ch. Barthélémy – Erreurs et mensonges historiques (1875) – Voir l’arbre généalogique des Mérovingiens

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