Le « baptême de désir » est un enseignement infaillible !

+†+Yesus Kristus azu+†+

Dossier apologétique sur tous les Dogmes de la Sainte Eglise :ici

Depuis quelques années nous voyons apparaître sur l’internet catholique francophone des sites faisant la promotion d’une erreur doctrinale grave qui nie le baptême de désir et le baptême de sang. Le premier est le nom que porte la grâce de salut qui est donné à celui qui a le désir de recevoir baptême d’eau mais qui sans faute de sa part meurt avant d’avoir pu le recevoir et en état de charité. Le second est la grâce spéciale de salut donnée à ceux qui sont tués pour leur foi catholique avant d’avoir pu recevoir le baptême d’eau.

Nous ne nommerons pas cette erreur, de peur que nos lecteurs n’aillent s’informer sur elle et ne soit ébranlés dans leur foi par leurs arguments. Si des partisans de cette doctrine lisent cet article, qu’ils sachent que nous n’avons pas d’animosité…

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La signification occulte de la faucille et du marteau

Article publié sur Bibliothèque de combat le 28 mars 2013

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La faucille et le marteau sont des symboles maçonniques présents dans le « tableau de loge » dès le premier degré d’initiation, celui d’Apprenti.

La lecture au niveau initiatique est très différente de celle au niveau exotérique qui évoque un hymne à la construction sociale et au travail des ouvriers et des paysans.

Le marteau est un instrument qui, métaphoriquement, aide le maçon à construire le Temple [de Salomon] – le Grand Œuvre – en même temps que d’autres outils comme l’équerre, le compas, le fil à plomb et la truelle ; il symbolise le pouvoir, la force, l’impérialisme, avec la même signification que le poing fermé.

La faucille, par contre, est l’emblème de la philosophie, entendue comme succédané absolu de la religion, c’est-à-dire la gnose des initiés.

L’ensemble est conforme à un programme : le Pouvoir (Haute Finance [juive]) fondé sur la gnose de la Contre-Eglise [maçonnique] pour le Gouvernement Mondial de l’Humanité.

Epiphanius – Maçonnerie et sociétés secrètes (2005)

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L’impôt sur le revenu, une escroquerie bolchevique

Article du blog Bibliothèque de combat du 26 juillet 2013

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Le deuxième commandement du décalogue marxiste exige ceci : un impôt sur le revenu, lourd, gradué et progressif. Je répète : Karl Marx, prophète et fondateur du Communisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, demande dès 1848, aux fins d’arriver au communisme mondial : un impôt sur le revenu, lourd, gradué et progressif.

Presque tous les pays qui ne sont pas derrière le « rideau de fer », pays qui se disent anticommunistes, ont appliqué sur leur territoire des lois d’impôt sur le re­venu, un impôt lourd, gradué et progressif. Et cela depuis 1917, l’année même que Lénine, Trotski et Staline imposaient le Communisme, sous le nom de démocratie populaire, en Russie Soviétique.

Comme condition préparatoire au Communisme universel, Karl Marx, qui s’y connaît en fait de communisme, exige l’impôt sur le revenu ; impôt qui, suivant sa propre définition, constitue une agression despotique sur la propriété privée, impôt qui doit conduire, à la fin, à la ruine de toute propriété privée.

Nous avons cet impôt chez nous, comme il existe en Angleterre, en France, aux États-Unis, en Australie, bref dans toutes les « démocraties ». Jamais les commu­nistes n’ont été au pouvoir chez nous ou dans ces pays.

Alors comment se fait-il que nos démocrates libéraux et conservateurs aient pu incorporer pareille loi de sens, d’esprit et de but communistes dans nos statuts, une loi véritablement despotique qu’il n’est pas permis de débattre devant les tribunaux, contre les empiétements de laquelle il n’y a ni recours, ni juges, ni appel, une loi qui place la propriété des ci­toyens à l’entière discrétion de simples fonctionnaires et bureaucrates ? Vous en au­rez la réponse dans quelques instants.

Pour quiconque a étudié le communisme suivant ce qu’il est dans sa sinistre réa­lité, c’est-à-dire ailleurs que dans les bafouillages orthodoxes de propagande pour ou contre, l’impôt sur le revenu atteint simultanément trois buts communistes.

Trois buts communistes importants

1 —L’impôt sur le revenu dépouille le citoyen de son capital, sous prétexte que c’est un revenu.

Que j’hérite demain d’une vieille tante qui me lègue cent mille dollars ; je puis placer cet argent dans une société commerciale ou industrielle, qui m’en donnera annuellement environ cinq mille dollars. Je n’aurai même pas à me déplacer pour recevoir l’intérêt ou le dividende annuel, qui me sera transmis par la poste. C’est là essentiellement un revenu.

Par ailleurs, que je retire des gages, un salaire, un cachet ou des honoraires soit comme serviteur, ouvrier, artiste ou professionnel, cet argent ne m’est pas donné pour rien. Je dois le gagner, donner une valeur en échange, vendre mon énergie, mes sueurs, mon attention, mon jugement, mon expérience, mon temps, une propor­tion de la vie que j’ai à vivre. Ce n’est pas un revenu, c’est un échange de valeurs, un échange de capital-activité, de capital-habileté, de capital-création pour du ca­pital-argent. Il est bien paradoxal que, dans cet échange de valeurs, ce qu’on appelle le capital humain soit taxé, et l’autre partie, le capital-argent, ne le soit pas. Gages, salaires, honoraires, à quelques montants qu’ils se chiffrent, ne sont pas des revenus et ne le seront jamais.

Pourtant, ce sont eux qui portent le fardeau le plus lourd de l’impôt sur le revenu. Et on leur impose ce fardeau par la magie d’un mensonge vé­ritable qui engendre un vol véritable, la plus crapuleuse des escroqueries. Cet impôt de despotisme et de fraude a pour mission d’éliminer graduellement la petite bour­geoisie et d’empêcher les classes pauvres de pouvoir s’élever, comme c’est leur droit, dans l’échelle sociale.

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Nos démagogues de la démocratie, quand vous leur dites ces choses, vous répondent qu’il faut des revenus à l’État. Certes il en faut, mais au lieu de taxer l’argent gagné et devenu propriété privée des citoyens, au lieu d’aller fouiller leurs poches avant même qu’ils aient pu compter leur gain, on n’a qu’à taxer l’emploi que les citoyens font de l’argent. Je vous en parlerai de façon plus détaillée dans une prochaine occasion.

Le citoyen, employé de l’État

2 — Le deuxième but communiste atteint par l’impôt sur le revenu est de transformer le citoyen en un simple employé de l’État, exactement comme en Russie Soviétique. Le principe est absolument le même, et il n’y a de différence que dans la proportion ou le pourcentage du hold-up perpétré par l’État.

En somme, qu’est-ce que l’impôt sur le revenu veut dire, dans ses fins pratiques ? Ceci. Après douze mois de travail, l’État vous fait comparaître devant lui et, dans sa chinoiserie légaliste, vous dit ceci : « Tu as travaillé pour moi depuis douze mois, rends-moi des comptes. Tu as, par tes activités, retiré telle somme globale. Bien. L’an prochain, je veux que tu continues de travailler pour en gagner autant. Alors, afin que tu vives, je t’alloue tel montant ; pour que ta femme continue de maintenir ton foyer, je t’alloue tel montant pour elle ; pour que tes enfants ne crèvent pas complètement, je t’alloue tel mon­tant par enfant ; pour que tu aies un peu de sécurité et de paix morale durant ton travail, je t’alloue tel montant pour des assurances, des contributions religieuses et charitables. Tout ce qui reste, je le prends, ou j’en prends 20, 30, 40, 60, 80 pour cent, car c’est pour moi que tu as travaillé. Maintenant, retourne à tes occupations et, l’an prochain nous nous rever­rons ».

Et, ce que l’État arrache à l’ouvrier, ce sont les économies qu’il pourrait faire pour les mauvais jours ; ce qu’il arrache à la petite bourgeoisie, ce sont les réserves nécessaires pour les temps durs. Et la propriété privée des citoyens va se centraliser toujours davantage dans le gouffre sans fond de l’État.

En Russie, l’État prend tout le profit de l’activité humaine ; ici, nous avons exactement la même chose, sauf que la proportion de l’escroquerie est inférieure. Il faut nous habituer graduellement au système communiste, et ceux qui chez nous font ce travail, demandé par Karl Marx, ont l’effronterie, l’impudence de se dire anticommunistes ! Nos foules peuvent bien se débattre dans la confusion et les ténèbres, sans plus savoir ce qui se passe dans le monde, quand les gouvernants, les chefs du troupeau, manifestent tant d’inquali­fiable ignorance, là où ce n’est pas de la mauvaise foi, du cynisme et de la trahison.

Des peuples de tricheurs

3 — Le troisième but communiste atteint par l’impôt sur le revenu, c’est la gé­néralisation du désordre dans le peuple. Tout système politique respectable, toute forme d’administration, de quelque nom qu’on l’appelle, doit avoir, comme but fondamental, d’instaurer et préserver l’ordre dans la société. L’ordre se manifeste par le respect des lois. L’irrespect, la contemption des lois, est le plus grand désordre dont puisse souffrir une société, et cela d’autant plus que le nombre des hors-la-loi est plus grand.

Depuis que je suis sorti du camp de concentration, je me suis fait une ma­rotte de poser cette question à plus de cinq mille personnes de toutes classes et de tous rangs : « Quand vous faites votre rapport d’impôt sur le revenu, devant Dieu devant votre conscience et votre pays, est-ce que vous dites à l’État tout ce que vous devez lui dire, et est-ce que vous lui donnez tout ce que la loi exige que vous lui donniez ? » — Vous vous imaginez les regards, les expres­sions de visage et les sourires qu’on m’a faits. Mais pas un seul n’a osé me répondre : oui.

Je ne blâme pas ces gens d’essayer de se défendre contre ce que Karl Marx appelle « une agres­sion despotique contre la propriété collective ? L’écureuil ne défend-il pas à mort le tas de noisettes qu’il a travaillé à amasser pour ses petits et pour les mauvais jours ? »

Il est évident qu’il répugne à nos gens, anticommunistes, de respecter une loi de caractère communiste. Mais il n’en reste pas moins que cette loi a transformé d’innombrables foules, on pourrait dire tout un peuple, en une bande d’éludeurs, menteurs, tricheurs, rédacteurs de faux rapports, parjures au besoin : c’est-à-dire une nation de hors-la-loi. Peut-il y avoir de plus grand désordre dans la société ? Non. Karl Marx et tous ses disciples, chevaliers avant tout du désordre, n’auraient pu faire mieux eux-mêmes !

Dépossession du citoyen, établissement du principe de l’État-patron, révolte lar­vée contre la loi et désordre social, voilà une oeuvre bien marxiste, bien communiste de nos soi-disant anticommunistes au pouvoir.

 

Adrien Arcand – Le communisme installé chez nous (1966)

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Un argumentaire anti-chrétien courant et imparable

Lu (avec grande difficulté) sur feu le blog Bibliothèque de combat, à la date du 23 février 2014…

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– Il en a pa dés complos nimporte koi sa exicte pa lé complot ……

est dabor y son jentil les franmassons y son fé les droit de l »home est l’egaliter, pakeu avan lé hommes y zétait dés esclave dé roi est dé pape alor que y manger les enfants et y volé lees povre qui crevait de fin…….

et ossi avent les fransais y pouvez pas allé dans l’école alor y saver pas lire est y saver pas ecrir….

maintenan on et libre é on peu choisire et ossi on peux votez et si sa va pa le presidant est bah frachement on peu le changez alors que avant s’était les meme roi pendant dé seicles et on pouvé pas changez……

et avan y fallé payez dé impos et travaillez et les povres on lé fesait bruler quand y vouler pas allez a lesglise mais heureuzement les françer y se son révoltez est y ont fé la revolution et mainant grasse a eux nous on est libre et sa bah cé trop bien……………

– et pui avan lé francé y savé même pa que la Tere él tourné otoure du soléille !

– lol nan mé ossi avan franchement il en avez pas de soleile sa ossi ss grace a la revolusion que on peu bronsez et allez a la mer !!…

– Oué il devé resté dan leure bled pomés é se marié avec la meuf de leure voizin dan fasse, mem si cété un ton ! é y pouvé mêm pa divorcé !!!!!! ptdr !!!

– A oui et pandant se tant lé roi y aller a las vegas et y depensai tout les sous du peuple qui crever de fin !

D’après Vigo B.

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La « folie » du Roi Clovis II, une légende malveillante

Article paru sur Bibliothèque de Combat le 26 février 2014 :

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De tous les différents États qui se formèrent des débris de l’empire romain vers le commencement du Vesiècle de l’ère chrétienne, il n’y en eut point qui s’éleva à un si haut degré de puissance, et si promptement que la monarchie française.

Clodion, Mérovée, Childéric, Clovis et les rois ses enfants et ses successeurs, s’emparèrent en moins d’un siècle de toutes les Gaules ; ils en chassèrent les Romains, les Visigoths et les Bourguignons. Tout ploya sous l’effort et la rapidité de leurs armes. Clovis étendit sa domination en Allemagne jusqu’aux Alpes Rhétiques, et les rois, ses enfants et ses successeurs, ne songèrent à conserver les États qu’il leur avait laissés que par de nouvelles conquêtes.

Ils partagèrent une si vaste monarchie en différents royaumes, mais cependant qui ne formaient qu’un même État, et plusieurs fois ces royaumes se trouvèrent réunis sous le sceptre du même souverain. Ainsi, Clotaire Ier, Clotaire II et Dagobert Ier possédèrent seuls et sans partage toute la monarchie française.

Dagobert Ier laissa deux princes qui lui succédèrent : Sigebert III et Clovis II. Sigebert avait été reconnu du vivant du roi son père, pour souverain del’Austrasie, et Clovis, à l’âge de quatre ans, lui succéda aux royaumes de Neustrie et de Bourgogne, vers l’an 638.

Clovis II est regardé par un grand nombre d’historiens comme le chef de cette série de rois qu’on a injustement flétris du nom odieux de fainéants et d’insensés : série de princes qui occupa le trône depuis 638, époque de l’avènement de Clovis II, jusqu’à 750, temps où Childéric III dut abandonner le sceptre à Pépin, père de Charlemagne.

Clovis II est le premier roi que les chroniqueurs, et, après eux, la foule des historiens, ont taxé de démence. Le moine anonyme de Saint-Denys, auteur des Gesta Dagoberti, qui écrivait vers la fin du VIIIè siècle, c’est-à-dire plus de cent ans après l’événement qu’il raconte, rapporte la cause de la folie de Clovis II à une dévotion indiscrète. Laissons parler le chroniqueur lui-même : « Le roi Clovis, par un coup du sort, dans les dernières années de sa vie (651), vint un jour comme pour prier dans l’église des Saints-Martyrs (Denys, Rustique etEleu-thère), et voulant avoir en sa possession leurs reliques, il fit découvrir leur sépulcre. A la vue du corps du bienheureux et excellent martyr Denys, et plus avide que pieux, il lui cassa l’os du bras, l’emporta, et, frappé soudain, tomba en démence. Le saint lieu fut aussitôt couvert de ténèbres si profondes, et il s’y répandit une telle terreur, que tous les assistants, saisis d’épouvante, ne songèrent qu’à prendre la fuite. Le roi Clovis, pour recouvrer le sens, donna ensuite à la basilique plusieurs domaines, fit garnir d’or et de pierres précieuses l’os qu’il avait détaché du corps du saint, et le replaça dans le tombeau. Il lui revint quelque peu de raison ; mais il ne la recouvra jamais tout entière, et perdit au bout de deux ans son royaume et la vie. »

Telle est l’anecdote qui termine les Gesta Dagoberti. Mais, plus haut, voici ce qu’il raconte : « La quatorzième année de son règne (652), d’après l’avis de quelques hommes, et parce qu’une grande famine se faisait alors sentir, il ordonna qu’on enlevât la couverture de la voûte sous laquelle reposaient les corps de saint Denys et de ses compagnons ; et que la piété du roi son père (Dagobert Ier) avait fait garnir en dehors de pur argent. C’était, disait-on, pour venir au secours des pauvres, des affamés et des pèlerins. Clovis ordonna à l’abbé Aegulf, qui gouvernait alors ce monastère, d’exécuter cette oeuvre fidèlement et avec la crainte de Dieu. »

Quoique, comme nous l’apprend Aimoin, auteur du Xè siècle, on eût remis par ordre de Clovis II, à l’abbé Aegulf, le prix des lames d’argent précitées, pour qu’il le distribuât lui-même aux pauvres, cependant les moines de Saint-Denys ne purent pardonner à ce prince une charité qu’il exerçait à leurs dépens et qui pouvait tirer à conséquence.

« En ce temps, dit Jean du Tillet, y eut très grande famine en France, pour obvier à laquelle Clovis II arracha, et ôta l’or et l’argent, duquel Dagobert avait fait somptueusement et magnifiquement décorer l’église de Saint- Denis, et humainement le distribue aux pauvres ; il enlève aussi le trésor qui était (existait), et châsses et coffrets, et rompt le bras de saint Denis et l’emporte ; pour lequel acte on dit que, par vengeance divine, il devint enragé et hors du sens tout le reste de sa vie. Certainement, si pour subvenir aux pauvres et indigents, il a ce fait, il a sagement fait, et en homme de bien,nonobstant qu’ils aient mis en avant qu’il était fou, craignant que par ci-après les princes ne prissent cet exemple pour eux, quand ils auraient besoin de prendre les biens de l’Eglise pour aider aux pauvres, et non seulement pour les pauvres, mais aussi pour eux-mêmes. »

Ainsi s’exprimait, au XVIè siècle, un vénérable prélat, Jean du Tillet, évoque de Meaux. Nous voyons, pour ne citer qu’un exemple, le chapitre de Notre-Dame de Paris, donner à Louis XV les magnifiques chandeliers d’argent massif du maître-autel de cette cathédrale, pour subvenir aux pressants besoins de l’État.

Il est très vraisemblable que les moines, presque les seuls historiens de ces temps-là, trouvèrent à propos d’épouvanter les successeurs de Clovis II, par l’exemple d’un châtiment si redoutable. C’est ainsi qu’un chroniqueur traita la mémoire de Charles Martel, auquel l’Eglise de France devait la conservation de la religion et de ses autels, contre les entreprises des Sarrasins. Ce grand homme ayant pris les biens de l’Eglise pour se mettre en état de résister à 300 000 Sarrasins ou Arabes qui voulaient conquérir et asservir la France, nos évêques, dans une lettre qu’ils adressèrent depuis à Louis, roi de. Germanie, en 858, rapportèrent à ce prince qu’Eucherius, évêque d’Orléans, avait eu révélation depuis la mort de Charles Martel, que ce personnage illustre était damné pour avoir pris les biens de l’Eglise ; que Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, Fulrard, abbé de Saint-Denys et chapelain du roi Pépin, fils de Charles Martel, ayant fait ouvrir son tombeau, à la prière d’Eucherius, on n’y trouva qu’un dragon affreux, qui s’envola dans un tourbillon d’une fumée épaisse.

Il est bon de remarquer, que Charles Martel, à son retour de la défaite des Sarrasins, exila Eucherius et sa famille, vers l’année 732, que cet évêque mourut la sixième année de son exil, que Charles Martel vécut encore trois ans, d’autres disent dix ans, n’étant mort que le 2 octobre 741, et ainsi qu’Eucherius n’avait pas pu avoir de révélation de la damnation d’un prince plein de vie, qui lui avait survécu plusieurs années.

Nous n’avons rapporté cet exemple, que pour faire voir combien il est dangereux de croire aveuglément nos anciens historiens. Nous ne pouvons mieux, du reste, justifier la mémoire de Clovis II, que par l’exposé de la conduite habile et pleine de fermeté que ce prince tint après la mort de Sigebert, son frère aîné, roi d’Austrasie, et depuis sa prétendue démence, qu’on place vers la seizième année de son règne (654).

Sigebert n’avait laissé qu’un fils appelé Dagobert. Grimoald, maire du palais d’Austrasie, fils du vieux Pépin, et le premier qui eût succédé à son père dans une si grande dignité, plaça son fils Childebert sur le trône d’Austrasie, au préjudice du jeune Dagobert, qu’il avait fait transporter furtivement en Irlande. La reine, sa mère, se réfugia auprès de Clovis II, qui la prit sous sa protection, et ayant fait arrêter l’usurpateur et son fils, il fit couper la tête au père, et sans doute le fils eut le même sort. Acte souverain de sa justice, et qui prouve en même temps son autorité et l’habileté qu’il avait employée pour se rendre maître de la personne de ces tyrans.

Saint Ouen, dans la Vie de saint Eloi, son ami, nous assure que ce prince religieux vécut dans une parfaite union avec la reine Bathilde, sa femme. Cet historien contemporain ne lui reproche aucun égarement d’esprit.  Aimoin loue son ardente charité, vertu dont son père, le roi Dagobert, lui avait légué l’amour. Aimoin résume toute la vie et tout le règne de Clovis II en trois mots, et l’appelle un « prince agréable à Dieu. »

Helgaud nous le représente comme « un prince illustre, plein de justice, et resplendissant par sa piété. » L’abbé Liodebaud, sujet et contemporain de Clovis II, parlant d’un échange qu’il fit avec ce roi au sujet de l’établissement du monastère de Fleury, près d’Orléans, dit : « le roi Clovis, seigneur glorieux et très élevé ».

Ch. Barthélémy – Erreurs et mensonges historiques (1875) – Voir l’arbre généalogique des Mérovingiens

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Le « droit de cuissage », un mensonge républicain grossier

Un article paru sur le blog Bibliothèque de Combat le 28 avril 2014 :

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Beaumarchais (1733-1799), l’un des sombres crétins qui colporta cette pitoyable légende

Forgé de toutes pièces par les Républicains, le mythe du droit de cuissage, poncif régulièrement invoqué par les pourfendeurs d’un Ancien Régime y trouvant ainsi un moyen aisé de le discréditer, est encore dans toutes les têtes.

Mis en lumière par nombre d’historiens du XVIIIe siècle, le prétendu droit que s’arrogeait le seigneur de passer la première nuit avec la nouvelle mariée, offrit aux Révolutionnaires un argument de poids pour stigmatiser le régime féodal, et fit l’objet d’une virulente polémique au XIXe siècle : d’amalgames en approximations naquit une croyance tenace

Appelé droit du seigneur, de jambage, de prélibation, de markette ou de culage, le droit de cuissage fut présenté comme ayant existé par certains auteurs du XVIIIe siècle. Voltaire écrivait ainsi qu’au XIIIe siècle, les usages les plus ridicules et les plus barbares étaient alors établis, et que les seigneurs avaient imaginé le droit de cuissage consistant à coucher la première nuit avec les nouvelles mariées leurs vassales roturières…

Le droit de cuissage n’est qu’un mythe, colporté par les philosophes des lumières, puis complaisamment repris par les auteurs républicains du XIX° siècle, à qui nous devons déjà plusieurs fariboles célèbres, telles que « nos ancêtres les Gaulois », « au Moyen Age les gens ne se lavaient pas », etc…

Cette étrange coutume fut dénoncée pour la première fois au cours du XVIIIè siècle par les philosophes de lumières. Voltaire, dans le Dictionnaire philosophique, à l’article « Cuissage ou Cullage », révéla que certains seigneurs du Moyen âge n’auraient pas hésité à avoir des relations sexuelles avec les épouses de leurs sujets. Toutefois, Voltaire indiquait lui même que cette pratique tyrannique ne fut jamais approuvée par la loi…

Ce n’est qu’au cours du XIX° siècle que le droit de cuissage apparut sous un nouveau jour, sous la plume de certains auteurs. Ainsi, ces derniers, sans même se baser sur des sources d’époque, fustigèrent sans retenue cette soi-disante coutume moyenâgeuse. Mais rappelons qu’à cette date, l’objectif de ces auteurs républicains était de « noircir » l’époque médiévale et d’encenser la République, afin que les jeunes générations ne souhaitent pas retrouver une France d’avant la Révolution.

Pierre Monteil – Les Mensonges de l’Histoire (2012)

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Pétain a empêché les Allemands d’avoir la bombe atomique !

Article publié le 30 mai 2014 sur feu le blog Bibliothèque de Combat :

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[Une molécule d’eau (H2O) est formée d’un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène. L’eau lourde est formée d’un atome d’oxygène et de deux atomes de deutérium (oxyde de deutérium, D2O). Le deutérium est un isotope de l’hydrogène.
On s’est surtout intéressé à l’eau lourde dans le domaine de la fission nucléaire. L’eau lourde est utilisée comme « modérateur » dans certains types de réacteurs. Un modérateur sert à ralentir les neutrons libérés par  la fission, ce qui favorise la réaction en chaîne. On peut utiliser de l’eau ordinaire, mais l’eau lourde a l’avantage de moins capturer les neutrons.]

Pendant la tragique semaine vécue à Bordeaux – il faut enfin le révéler – le gouvernement du Maréchal avait fait transférer en Angleterre, d’où elle devait rejoindre les Etats-Unis, la précieuse provision française d’eau lourde, grâce à laquelle les Alliés de la France gagneraient la guerre, cinq ans plus tard.

L’épopée de l’eau lourde, reconstituée au cinéma, a été présentée aux Français en 1948. On leur a montré comment la France s’était procurée l’eau lourde en Norvège. On leur a montré des savants travaillants dans les laboratoires du Collège de France. On leur a montré l’eau lourde prenant le chemin de l’exode et trouvant asile dans la prison de Riom. On leur a dit que l’eau lourde avait passé l’Océan, et permis la victoire finale, mais on n’a pas osé leur dire que le Conseil des ministres en avait délibéré le 18 juin, en présence du Maréchal et du général Weygand.

On leur a tu que c’est M. Jean Bichelonne, fonctionnaire et futur ministre du Maréchal, qui avait signé l’ordre de mission des savants chargés de transférer l’eau lourde hors de France. Personne n’a encore eu l’élémentaire dignité de dire que c’est à cause de cela que Bichelonne fut arrêté par la Wehrmacht, à l’été 1940, et que ce sont Pétain et Laval qui réussirent, par des arguments de droit, à l’extraire des geôles allemandes où il devait retomber et succomber en 1944.

Qui trompe-t-on ? Pourquoi trompe-t-on ? La vérité fait-elle si peur ? La connaissant, les Français seront obligés de réviser leur jugement sur une période douloureuse et grandiose de leur histoire. C’est ce que certains ont encore intérêt à empêcher.

Louis-Dominique Girard – La guerre franco-française (1955) – Cf. Wikipédia sur la bataille de l’eau lourde

Publié dans Politique