Le péché mortel est mort, R.I.P.

Je viens de lire les longs articles du site The Remnant consacrés au dernier excrément Bergogliesque, appelé pompeusement « Exhortation post-synode ». On peut en rire ou en pleurer, ou les deux car il faut bien survivre comme on peut. En tout cas, je ne perdrai pas de temps à lire l’excrément en entier, il y a certes mieux à faire pour un Catholique, par exemple prier pour que Dieu ôte de la surface de la terre cet énergumène qui se fait passer pour évêque de Rome (puisque même lui ne se croit pas pape, et d’ailleurs ne croit pas à la papauté) le plus vite possible.

Il y a toujours des écervelés qui diront : « mais on s’en moque, de ce qu’écrit Bergoglio : ce type n’est pas pape ! » sans considérer le moins du monde que même s’il n’est qu’un imposteur, ce que même les traditionalistes mitigés comme The Remnant ne nient plus, il n’en reste pas moins que la masse d’abrutis et de futurs damnés qui peuple la planète le prend pour le pape. Et pas pour le pape de « l’Eglise de Satan », non, mais bien pour le pape de l’Eglise Catholique. C’est justement là qu’est le problème.

The Remnant dans son deuxième article sur cette abomination de plus de 200 pages intitulée Amoris Laetitia, en reprend de longues citations pour les commenter. En les lisant, la première chose qui vienne à l’esprit, c’est : « nous avons de la chance, il ne semble pas y avoir de citations du kamasutra ! » – vu le titre, ce n’était pas gagné ! – et la seconde , « combien d’années nous reste-t-il avant l’avènement de l’antéchrist ? »

J’ai déjà écrit un peu partout, ici et sur bien des blogs et sites francophones et anglophones, que selon moi, toute cette affaire dépassait largement le cadre des péchés contre le 6ème Commandement. Officiellement, et sous le nom mensonger de « synode pour la famille », Bergoglio et sa clique ont en réalité traité uniquement des divers péchés contre la pureté : fornication, adultère, sodomie. C’est ce qu’ils appellent « l’amour » et « la famille », eux. Je vous laisse apprécier l’élévation de la pensée.

Pourquoi pensé-je que les péchés d’impureté fussent-ils contre-nature ne sont qu’un prétexte ? Eh bien je pense qu’en supprimant la notion de péché contre la pureté, les apostats installés au Vatican ont en vue le péché mortel dans sa globalité et non seulement la catégorie visée explicitement ici.

1) Une fois proclamé que les gens en état de péché mortel de ce type (impureté, fornication, adultère, etc.) peuvent communier sans absolution (ou bien en usant d’absolutions non seulement invalides mais évidemment sacrilèges puisque données sans ferme propos de quitter le péché), il est logique d’étendre l’autorisation à toutes les personnes qui sont en état de péché mortel quel qu’il soit. De ce fait, on est confronté ni plus ni moins qu’à la négation radicale de l’existence du péché mortel, de l’état de péché, et partant de l’état de grâce.

2) Une fois ce petit dogme évacué, on supprime naturellement la notion de sacrilège : si le péché mortel n’existe pas, comment pourrait-il y avoir sacrilège.

3) Au passage, la doctrine sur la pénitence a été massacrée : quelle nécessité de se confesser si le péché mortel n’existe plus ? Et quel sens donner à la confession si la validité de l’absolution sacramentelle est détruite par la suppression de la nécessité du ferme propos ?

4) Dernière étape, la Présence Réelle. Ratzinger s’y était déjà plus ou moins insidieusement attaqué, et outre quelques déclarations perfides à ce sujet dans ses livres (1), il avait comme son prédécesseur de sinistre mémoire, communié sacrilègement des non-catholiques et des excommuniés notoires. Cette fois, il semble bien que l’intention des antéchrists soit de passer à la vitesse supérieure, en « dogmatisant » pour ainsi dire le sacrilège. Je vais rapporter quelques citations de l’exhortation qui prouvent que Bergoglio chosifie Notre-Seigneur dans la Sainte Eucharistie, pour en faire ni plus ni moins que l’esclave de l’homme, et de l’homme en état de péché mortel, qui peut disposer de l’Hostie à sa guise.

A travers son exhortation sur la luxure (hypocritement sensée concerner « la famille »), Bergoglio vise donc selon moi à détruire ou du moins porter un terrible coup à deux dogmes (l’indissolubilité du mariage, la notion de grâce sanctifiante) et à rendre de facto invalides deux sacrements (pénitence et Eucharistie).

 

Dans le texte de Amoris Laetitia, on peut même voir poindre quelques appels du pied aux dégénérés d’Allemagne et d’ailleurs, tels le cardinal Marx, qui veulent que les prêtres se marient, que les femmes soient prêtresses, en attendant certainement des jours meilleurs où tout ce petit monde aura le droit de copuler avec des chèvres (elles-même devenues prêtres). Voici le petit clin d’œil (une mignardise entre dépravés, n’est-ce pas ?) qui figure dans le paragraphe 202 :

« Dans les réponses aux questionnaires envoyés partout dans le monde, il a été souligné qu’il manque souvent aux ministres ordonnés la formation adéquate pour traiter les problèmes complexes actuels des familles. De même, l’expérience de la vaste tradition orientale des prêtres mariés pourrait être utile. »

Un petit peu de pornographie et de blasphème, en citant l’obsédé sexuel Wojtyla (2), auteur de l’immonde « théologie du corps »…car par les temps qui courent cela ne fait pas de mal non plus :

215. Le sens procréatif de la sexualité, le langage du corps et les gestes d’amour vécus dans l’histoire d’un mariage, se convertissent en une « continuité ininterrompue du langage liturgique » et « la vie conjugale devient, dans un certain sens, liturgie »

Bon, maintenons que vous avez compris qu’il fallait sortir le « sac à vomir » quittons les hors-d’oeuvre, j’apporte le plat :

300. Si l’on tient compte de l’innombrable diversité des situations concrètes, comme celles mentionnées auparavant, on peut comprendre qu’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette Exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas. Il faut seulement un nouvel encouragement au discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers, qui devrait reconnaître que, étant donné que « le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas »,les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes.

Et la note de bas de page renvoie à un autre étron de Bergoglio, Evangelium Gaudium (défense de rire : un apostat anti-catholique parle de joie…), paragraphe 44, que j’ai eu le courage d’aller lire. C’est édifiant, le voici :

44. D’autre part, tant les pasteurs que tous les fidèles qui accompagnent leurs frères dans la foi ou sur un chemin d’ouverture à Dieu, ne peuvent pas oublier ce qu’enseigne le Catéchisme de l’Église Catholique avec beaucoup de clarté : « L’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux ».

Vous serez donc ravis de savoir que l’HABITUDE diminue voire supprime la responsabilité.

Voyons voir…ah oui, hier j’ai zigouillé mon voisin. Oui je sais, ce n’est pas chic. Aujourd’hui, j’ai étranglé mon patron…hé, que voulez-vous, personne n’est parfait ! Demain je pense empoisonner ma belle-mère. Quoi ? Que dites-vous ? Un péché mortel ? Ah que nenni, l’habitude, vous savez ce que c’est : maintenant moi je ne peux plus m’arrêter !

On comprend bien l’application aisée que Bergoglio et ses adeptes peuvent faire de ce commode habitus au cas des adultères, sodomites, etc. etc. Et ne parlons pas des « affections immodérées » : je l’aimais trop, je l’ai violée, ce n’est pas un péché ! J’ai égorgé ma femme, oui mais que voulez-vous, j’aime tellement le sang !

Quant à la négation pure et simple de l’existence du péché mortel, vous la trouverez noir sur blanc au paragraphe 301, qui nous informe que :

L’Église a une solide réflexion sur les conditionnements et les circonstances atténuantes. Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme »

Remarquez au passage l’emploi des mots « PLUS possible ». Cela l’était, mais cela ne le sera plus à partir de maintenant. Si cela ne signifie pas un changement du dogme, de la doctrine, de quoi parle-t-on ?

Quant à la dernière phrase elle signifie clairement que le pécheur qui ne veut pas sortir du péché n’est pas en état de péché. La boucle de la folie est bouclée. Le pauvre fornicateur ou adultère refuse de cesser de forniquer, il a des difficultés pour arrêter, vous ne voyez pas ? Donc il n’est pas en état de péché. QED.

La vache, je suis bien contente d’avoir fait des études supérieures de physique, sans quoi la logique de ce raisonnement si puissant m’aurait peut-être échappé !

Si vous pensez que cette négation du péché mortel suppose de facto la négation du libre arbitre et de l’existence même de la volonté humaine, ce doit être que vous avez l’esprit mal tourné.

*****

Cette liste des immondices de Amoris Laetitia n’est certes pas exhaustive, mais je pense que le « sac à vomir » se remplit, et notre Seigneur a promis de ne pas nous soumettre à une épreuve qui excèderait nos forces. Il nous faut déjà une grâce très puissante en ces temps pour ne pas mourir de chagrin.

Que Dieu nous délivre donc au plus vite de cette abomination assise sur le trône de St Pierre, car je le répète, cet avatar du Faux Prophète a beau être un imposteur, il n’en reste pas moins, au yeux de ce monde que Notre-Seigneur a maudit, « le pape », et en conséquence son potentiel de nuisance est incommensurable.

Notes :

(1) Notamment ceci :

 » La dévotion eucharistique, comme celle que l’on remarque dans les visites silencieuses des dévots à l’église, ne doit pas être considérée comme une conversation avec Dieu.

Cela impliquerait en effet que Dieu soit présent là, en quelque sorte confiné. Une telle assertion révèle une incompréhension des mystères christologiques, du concept véritable de Dieu : Elle répugne à la pensée sérieuse de celui qui connaît l’omniprésence divine. Aller à l’Église, pour rencontrer Dieu présent là, est un acte dépourvu de sens, que l’homme moderne rejette avec raison« .

Dans son livre Die Sakramentale Begrundung Christliker Existenz

(2) Pour les adultes avertis, voir cet article qui expose la pornographie sacrée du prétendu « saint » Jean-Paul II, promoteur de l’immonde « théologie du corps ». Cet infâme personnage a en réalité essayé de remettre à l’ordre du jour les pratiques de « prostitution sacrée » des anciennes religions à mystères de l’Antiquité.

Autres lectures sur le sujet :

En français :

Avis de conciliaires 1 : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/le-triomphe-de-la-double-verite.html

Avis de conciliaires 2 : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/coup-detat-dans-leglise.html

Avis de conciliaires 3 : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351273?fr=y

En anglais :

D’une analyse du conciliaire italien Socci, je tire ce paragraphe qui montre à quel point la situation est tragique, même vue par des modernistes (les mises en gras sont de moi) :

LIQUIDATION DE L’ÉGLISE

En effet,  [l’exhortation] ne place pas comme bien absolu à préserver le fait d’être dans la grâce de Dieu, et donc le salut des âmes (loi suprême de l’Eglise), mais plutôt des considérations sociales, sociologiques et sentimentales, illusionnant et trompant gravement les fidèles sur leur statut devant Dieu, mettant gravement en péril leur salut.

Bergoglio évite de parler de la «loi morale», que l’Église a depuis des siècles condensée dans des dogmes et des dispositions canoniques, ou la représente dédaigneusement comme quelque chose d’«abstrait» qu’on ne peut pas appliquer à des situations «concrètes».

Il en arrive ainsi à contester Jésus lui-même dans sa confrontation avec les pharisiens sur la question du divorce (Mt 19, 3-12). En effet Bergoglio soutient qu’on ne doit pas présenter «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit presque artificiellement, loin de la situation concrète et des possibilités effectives de la famille telles qu’elles sont» (§.36).

Ce serait une «idéalisation excessive». Pire encore: «on ne peut pas jeter sur deux personnes limitées le terrible fardeau de devoir reproduire de manière parfaite l’union qui existe entre le Christ et son Eglise» (§.122).

En compensation Bergoglio institue de nouveaux péchés graves. Celui des soi-disant «rigoristes», coupables de rappeler la loi de Dieu. Mais surtout, les péchés de ceux qui ne partagent pas ses idées politiques sur les questions sociales.

Au §.186, en effet Bergoglio rappelle finalement le passage de saint Paul qui impose de recevoir de manière digne le Corps du Christ, «sinon on mange et on boit sa propre condamnation». Mais pour expliquer ce que signifie «de manière digne», il ne dit pas «dans la grâce de Dieu» (comme l’Eglise l’a toujours enseigné).

Il ne met pas en garde les couples en état de «péché mortel», mais les «familles qui se referment dans leur propre confort … qui restent indifférents face à la souffrance des familles pauvres et qui sont plus dans le besoin».

Les péchés moraux sont déclassifiés. Bergoglio institue les péchés sociaux (ou socialistes).

Par conséquent, croit-on comprendre, ceux qui ne partagent pas ses idées sur l’immigration devraient se garder de recevoir l’Eucharistie.

Antonio Socci

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