A un étudiant de 2016

Un de mes étudiants m’expliquant avec bonté que nous avions le bonheur de vivre dans « un pays libre », je pensai tout d’abord lui dresser une petite liste des choses pas trop bonnes à dire dans cette merveilleuse république socialiste de Frônce…puis il me vint à l’esprit qu’il serait plus édifiant de lui montrer par des exemples les choses que nous avions le droit de dire et faire dans « ma prime jeunesse », disons à la fin des années 70, et celles qui étaient plutôt mal vues, afin de lui faire comprendre combien tout a été inversé.

Ecoute-moi donc cher étudiant, qui frétille de bonheur à la pensée que ta liberté suprême consiste à pouvoir urner pour Hollande ou Juppé, depuis que tu as eu le bonheur d’avoir 18 ans…

bouchecousue

Lorsque j’étais enfant, on pouvait dire qu’on ne croyait pas que 6 millions de « juifs » eussent été tués pendant la seconde guerre mondiale.On pouvait dire qu’on ne croyait pas à l’existence de chambres à gaz homicides, par exemple. Cela n’émouvait personne, et nul juge ne vous mettait en prison pour cela, vous n’étiez pas contraint de fuir la France pour éviter la taule, et nulle « justice internationale » ne vous extradait.

Lorsque j’étais enfant, le mot « shoah » n’était connu de pratiquement personne, et n’était a fortiori pas la religion officielle de la France.

Lorsque j’étais enfant, il n’y avait pas de visite obligatoire d’Auschwitz (avec dénonciation à la police des parents qui refusent que leurs enfants s’y rendent), et on ne parlait pas du « peuple juif » chaque jour, plusieurs fois par jour et dans toutes les matières.

Quand j’avais 10 ans, on pouvait traiter un automobiliste discourtois de « pédé », dans aller en prison ou être ruiné par les poursuites « judiciaires » de quelque lobby « LGBT ».

D’ailleurs dans les années 80, le sigle LGBT n’avait aucune signification. Mis  à part dans les grandes villes, les invertis des deux sexes ne s’affichaient pas en public, personne n’aurait compris le mot « gay » hormis comme la traduction anglaise de l’adjectif « joyeux », et les « trans » n’existaient pas, sauf dans quelques cliniques « people » dont parlaient parfois les journaux à scandale de l’époque.

Quand j’avais 10 ans, certaines choses étaient encore mal vues : la pornographie, la sodomie, le viol, la pédocriminalité, et même l’adultère et la fornication n’étaient pas appréciées et encore moins glorifiées par la société. Il était par exemple plus grave de tromper son conjoint que de jeter un papier dans la rue, au contraire d’aujourd’hui.

Quand j’avais 10 ans, il existait un délit appelé « incitation à la débauche » et un autre appelé « exhibition », qui interdisait par exemple de se promener nu dans la rue, ou dans les églises, et de faire des actions obscènes en public.

Quand j’avais 10 ans, nul parent n’aurait accepté que des instituteurs ou professeurs parlent de choses aussi privées que « la sexualité » à son enfant, et encore moins ne lui apprennent les diverses perversions enseignées actuellement. Ceux qui s’en seraient rendu coupables auraient été traduits en justice pour ce qu’on appelait alors « corruption de mineur ».

Lorsque j’étais gamine, on pouvait fumer en public, après avoir demandé aux dames si ça ne les dérangeait pas (sauf si on était vraiment mal élevé).

Lorsque j’étais enfant, on pouvait conduire sans ceinture de sécurité, c’était à ses risques et périls, mais enfin on pouvait (c’était l’une des manifestations d’un truc appelé « liberté individuelle », qui a été depuis remplacé par un autre truc nommé « répression routière ».)

Lorsque j’étais enfant, on pouvait rouler à 92 km/h sur une route limitée à 90 km/h, et on pouvait même boire deux verres de bon vin chez des amis avant de prendre le volant.

Lorsque j’étais enfant, les gendarmes servaient à aider les gens qui avaient un problème, non à les insulter, battre, ou racketter.

Lorsque j’étais enfant, si une femme victime d’un viol parvenait à tuer son agresseur, elle était félicitée et réconfortée, tandis que de nos jours la femme est condamnée à la prison et la famille du violeur indemnisée. Cela s’appelait « la justice » (institution abolie depuis une vingtaine d’années).

Pour la même raison, lorsque j’étais enfant, une personne ne pouvait pas être agressée sans que les gens autour d’elle ne lui portent secours, car ils savaient qu’ils ne seraient pas emprisonnés ou diversement punis pour avoir secouru la victime, bien au contraire.

Lorsque j’étais enfant et qu’un immigré extra-européen commettait un crime quelconque, il était jugé comme si c’eût été un Français, et nul n’intentait un procès à l’accusation pour « islamophobie », parce que le mot n’avait pas encore été inventé.

Lorsque j’étais petite, si un inverti ou un immigré, ou un juif, ou un nain, ou que sais-je, faisait une faute lourde au travail, son patron pouvait le licencier sans avoir à essuyer un procès pour « discrimination ».

Lorsque j’étais petite, on pouvait avoir une opinion différente en tout domaine sans être molesté, emprisonné, persécuté, avoir sa vie sociale ou sa carrière détruites, être traité de « fasciste, intégriste, antisémite », mots qui d’ailleurs étaient inusités sauf dans quelques cercles de spécialistes, et largement inconnus du grand public.

Quand j’étais petite, on pouvait aller à la ferme voisine chercher ses oeufs, son lait (avec un pot en fer blanc) et son fromage, car la fermière avait encore le droit de les vendre, la « loi » ne l’ayant pas encore réduite à la mendicité de l’assistanat d’Etat.

Quand j’étais petite, certains métiers étaient encore accessibles aux Catholiques, comme la médecine, l’enseignement…et le fait d’être catholique ne fermait pas la porte des carrières administratives de haut niveau.

prison

Alors je suis certaine, cher étudiant, que tu as beaucoup de difficulté à imaginer qu’un tel monde ait pu exister, ici, en France.

Cependant, considère encore une chose : à ton âge, je regardais, comme tous les jeunes de mon âge, du côté de l’ennemi du genre humain, de la barbarie absolue, c’est à dire de l’URSS et des malheureux pays qu’elle avait réduits en esclavage. Je priais pour ces pauvres gens prisonniers de l’enfer  communiste sur terre, et je me disais « Heureusement, grâce à Dieu, je vis dans un pays libre ».

Si j’avais su !

Toi jeune homme, toi qui n’es pas une larve décérébrée, toi qui veut être un homme  et non un chien crevé au fil de l’eau, et qui sens bien que tout ce qu’un régime corrompu et de plus en plus inique te contraint à endurer depuis ton jeune âge est un mensonge, une non-civilisation, une post-société de barbares où toutes les vraies valeurs ont été sciemment inverties, tu as les moyens de savoir : regarde ce que j’ai vu, ce dont je témoigne, et agis pendant qu’il est temps encore !

Publicités
Cet article, publié dans RSSF, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.