Soeur Faustine et son « Journal »

Tandis que l’anti-catholique Bergoglio se prépare à proclamer une « année jubilaire de la miséricorde », il n’est pas inutile de rappeler une fois de plus la condamnation que l’Eglise Catholique a fait de cette dévotion introduite par la polonaise soeur Faustine Kowalska et ses soeurs en religion…

Il y a bien des choses à dire sur les « écrits » de Soeur Faustine (qui, ainsi que le rappelle l’article ci-dessous, ne savait pas écrire…(1)), et ce indépendemment de la sainteté personnelle de la religieuse, qui n’est pas notre affaire).

L’article de Traditio dont j’ai donné une traduction plus bas sur cette page signale plusieurs faits problématiques, et en voici quelques autres.

*****

  • Le problème majeur consiste en ce que le Journal de Soeur Faustine enseignerait une hérésie appelée « Illumination finale ». Cette doctrine fut condamnée à plusieurs reprises dans le passé. Elle fut enseignée entre autres par Marthe Robin, une autre grande pourvoyeuse de l’hérésie maintenant célèbre de l’Eglise conciliaire connue sous le nom de « salut universel », dont Wojtila était grand amateur. Je n’ai pour ma part pas eu le courage de lire le « Journal » de Soeur Faustine en entier, mais on peut consulter au sujet de l’hérésie en question l’article du blog Catholicapedia. Certains nient que cette hérésie se trouve dans le « Journal » car les expressions employées y sont obscures…comme dans tous les livres modernistes !

*****

  • Un autre problème réside dans les faits pour le moins scandaleux en rapport avec le Saint Sacrement racontés par Soeur Faustine dans son journal. En voici deux, 
    Page 50 : «  Et l’Hostie sortit du tabernacle et se posa sur mes mains. Et moi, avec joie, je la remis dans le tabernacle. Ceci se répéta une seconde et même une troisième fois. Alors l’Hostie se transfigura, laissant apparaître Jésus vivant qui me dit : « Je ne resterai plus ici. » Aussitôt dans mon âme se réveilla un grand amour pour Jésus. Je répondis:« Et moi, je ne vous laisserai pas quitter cette maison. » Et Jésus disparut, et l’Hostie revint sur mes mains. Après l’avoir remise dans le Ciboire, j’ai fermé le tabernacle.  »Pages 102-103 : « Quand le prêtre revint, je lui présentai l’hostie, pour qu’il la remette dans le ciboire. Car, après avoir reçu Jésus, je ne pouvais, avant de L’avoir consommé, dire que l’autre hostie était tombée. Mais pendant tout le temps où j’ai eu l’hostie en main, je ressentais une telle puissance d’amour que, de toute la journée, je ne pus ni manger ni reprendre connaissance. J’ai entendu ces paroles venant de l’hostie : ‘Je désirais reposer sur tes mains et pas seulement dans ton coeur.’ »

Soeur Faustine n’étant pas prêtre, ses mains ne sont pas consacrées : toucher une Hostie sans une raison grave est ni plus ni moins qu’un sacrilège, comme tout le monde le sait. Qu’est-ce que Soeur Faustine faisait avec la clef du tabernacle ? Que faisait le ciboire en-dehors du tabernacle en l’absence d’un prêtre ? Pour l’autre récit, si une Hostie était tombée au sol, elle aurait dû faire signe au prêtre pour le lui faire remarquer, mais en aucun cas elle n’avait le droit d’y porter elle-même les mains. Un tel comportement pour une Catholique, et a fortiori une religieuse qui prétend avoir la plus grande dévotion pour le Saint Sacrement, est complètement ABERRANT et irréaliste.

Que penser alors de son affirmation selon laquelle une Hostie aurait d’elle-même « volé » pour se poser dans ses mains, et Notre-Seigneur lui aurait dit qu’il « souhaitait reposer dans ses mains », au mépris et en contradiction radicale avec les lois et commandements qu’Il a lui-même édictés pour son Eglise depuis 2000 ans ! C’est proprement ridicule et scandaleux. C’est personnellement LE point entre tous qui m’a fait fuir le « Journal » au pas de course.

*****

  • Un troisième problème réside dans l’épaisseur des chevilles de Soeur Faustine (ou des personnes qui ont écrit le « Journal » sous son nom). En effet, dans le livre à la page 147 on peut lire ceci, qu’elle dit avoir entendu de la bouche de Notre-Seigneur : « Dis au Supérieur Général de te considérer comme la fille la plus fidèle de l’Ordre ».
    A la page 583, Soeur Faustine dit qu’alors qu’elle se plaignait à Jésus que dans son Ordre il n’y avait pas de saint, il lui répondit : « Ne pleure pas, car toi, tu en es une. » (2)

*****

Le "Christ" efféminé de Soeur Faustine, au regard biaisé.

Le « Christ » efféminé de Soeur Faustine, au regard biaisé…et pas de Plaies dans les mains du Christ sur l’image complète.

Comme tout écrit moderniste, ou presque, le journal de Soeur Faustine est constitué d’un mélange de choses vraies et bonnes parsemées de choses inconvenantes, déplacées, fausses ou hérétiques. Rien que les extraits que j’ai indiqués ci-dessus devraient porter tout Catholique soucieux de ne pas troubler son âme par la lecture de livres plus que douteux, à éviter ces écrits.

De là à penser que si comme l’affirme Traditio (voir article traduit ci-dessous), ce sont ses soeurs qui ont tenu la plume, le BUT réel de l’entreprise était d’obtenir que Soeur Faustine soit canonisée afin d’avoir une sainte dans l’Ordre…il n’y a qu’un pas, ne croyez-vous pas ?

*****

Voici à présent la traduction d’un article du site Traditio (à la rubrique « Divine Mercy », pour ceux qui veulent lire l’original) concernant d’autres problèmes liés au « Journal » de Soeur Faustine :

Une dévotion locale connue sous le nom de « miséricorde divine », associée à une religieuse, Soeur Faustine et à un « chapelet de la Divine Miséricorde », fut approuvée en 1936 par l’Ordinaire de Vilnius, en Pologne. De là, cette dévotion se propagea rapidement, en particulier aux E.U. après la deuxième guerre mondiale.

Il se trouve que Soeur Faustine ne savait pas écrire, hormis quelques mots, et encore phonétiquement. La majeure partie de son « Journal » fut concoctée par ses soeurs après sa mort. En raison des incongruités du « Journal » (différentes écritures manuscrites, différents usages lexicaux), la dévotion fut supprimée et le livre fut placé à l’Index des livres prohibés. Cette décision fut prise par le pape Jean XXIII le 28 novembre 1958. (3)

Qui plus est, après cela, des traductions délibérément erronées commencèrent à circuler qui rendaient « oecuménique » le Journal original. Par exemple, la confirmation de la doctrine catholique selon laquelle les juifs ont besoin de se convertir au Christianisme, fut éliminée. Les prophéties avertissant d’une révolution (le Nouvel Ordo) furent expurgées. Au début de l’année 1978, un cardinal polonais adressa au Vatican une pétition demandant la suppression de la dévotion, laquelle était déjà pratiquée impunément dans son diocèse, et le Vatican répondit par la négative, confirmant au contraire la condamnation.

En ce temps-là, la prière de dévotion originelle composée par Soeur Faustine en 1935 avait été illégalement remplacée par une version oécuménique qui cadrait avec la terminologie Nouvel Ordo – laquelle modifiait substantiellement les prières pour promouvoir les croyances non-catholiques et l’hérésie du salut universel. Entre autres choses, la prière ommetait la citation faite par Soeur Faustine des paroles de Notre-Seigneur condamnant « les païens, les hérétiques et les schismatiques. » Plus tard en 1978, un pape polonais fut élu, (4) et la version modernisée, deux fois condamnée, fut alors introduite dans le calendrier liturgique du Nouvel Ordo, dans l’octave de Pâques. La « Fête de la Miséricorde divine » est strictement Nouvel Ordo et n’a aucun fondement dans la liturgie traditionnelle.

Le jour d’octave d’une fête, particulièrement de la plus grande des fêtes, Pâques, est un jour qui a une grande signification en lui-même. Le culte de la Miséricorde divine est ainsi en opposition avec le pivot de la liturgie Catholique de ce jour, qui est la Résurrection de Notre-Seigneur et la foi en Sa Divinité. Selon le commentaire de Dom Guéranger (Année Liturgique, 15ème volume) : « La solennité de ce Dimanche est si grande dans l’Eglise, que non seulement il est du rite Double, mais qu’il ne cède jamais la place à aucune fête, de quelque degré supérieur qu’elle soit. » Ceci est l’attitude catholique romaine, que le Nouvel Ordo a rejetée.

Sans surprise, le culte des temps post-conciliaires prend son essor en association avec un autre culte, le culte du charismatisme « catholique ». Ce mouvement charismatique est très loin du véritable catholicisme, mais un dérivé de l’hérésie protestante basée sur une notion erronée selon laquelle l’expérience émotionnelle accompagne toujours la réception de la grâce, tandis que la doctrine catholique enseigne que la seule indication sensible de la réception de la grâce est le Sacrement lui-même. Peut-être l’association de ce culte avec les idées New-Age est-elle la raison pour laquelle il a été rendu célèbre ces dernières années, tandis que les papes jusqu’à Jean-Paul II l’ont condamné.

Est-ce plus étonnant que le Nouvel Ordo promeuve cette dévotion corrompue en remplacement de la dévotion traditionnelle au Sacré Coeur de Jésus ?  La dévotion au Sacré Coeur de Jésus est une dévotion bien plus ancienne, ayant pris son essor dans le Haut Moyen-Âge à travers les efforts de St Bernard de Clairvaux, docteur de l’Eglise, et de Ste Gertrude. Cependant, ce fut dans la dernière moitié du dix-septième siècle que trois nouvelles révélations privées faites à Ste Marguerite-Marie Alacoque, concernant le Sacré Coeur, se répandirent le monde catholique et amenèrent bientôt l’établissement d’une fête dans l’octave de la Fête Dieu (le vendredi après le deuxième dimanche suivant la Pentecôte).

La Fête du Sacré Coeur de Jésus, qui fut étendue à l’Eglise universelle par le pape Pie IX en 1856, devint une fête de réparation pour l’ingratitude du genre humain envers Dieu, en dépit du suprême Sacrifice du Calvaire. Le thème pour la nouvelle Messe et l’Office fut pris des mots de Notre-Seigneur à Ste Marguerite-Marie :

« Voici ce Coeur qui a tant aimé les hommes,  et qui n’en reçoit de la plupart qu’ingratitude et mépris. »

*****

Evitons donc ces nouveautés qui sentent le soufre, au moins ! et dont on entend parler sans cesse comme si elles étaient Dieu sait quelle panacée (5), et faisons plutôt notre miel des dévotions assurées telles que celle, si merveilleuse, au Sacré Coeur de Jésus !

——————————————————————————————————–

Notes :

(1) Fait drôlatique qui n’est pas sans rappeler l’autre Journal d’une certaine Anne Franck, écrit au stylo bille…quelques décennies avant l’invention de celui-ci.

(2) Citation ENORME, à comparer avec les paroles véritables de Notre-Seigneur à Sainte Thérèse d’Avila, ou Sainte Marguerite-Marie, entre autres…

(3) Sous l’impulsion du cardinal Ottaviani qui déclara : elle défend l’illusoire possibilité de l’illumination à l’heure de la mort qui, faisant espérer un salut au dernier moment, enlève la salutaire crainte de l’enfer.

(4) Ce qu’avait prophétisé Soeur Faustine, dont le Christ encensait ainsi le futur Jean-Paul II, fossoyeur de l’Eglise : « Quand je priais pour la Pologne, j’ai entendu ces paroles : « J’aime particulièrement la Pologne, et si elle obéit à ma volonté, je l’élèverai en puissance et en sainteté. D’elle sortira l’étincelle qui préparera le monde à mon ultime venue ». Que dire, sinon qu’on reconnaît l’arbre à ses fruits ?

(5) La démangeaison de la nouveauté est l’une des caractéristiques les plus frappantes des fausses spiritualités « à la mode ».

*****

Quelques lectures sur Soeur Faustine et les fausses doctrines propagées par son Journal :

– Pour vérifier sur pièces, voici le journal en ligne

http://crc-resurrection.org/liens-utiles/archives/il-est-ressuscite/n-161-avril-2016/soeur-faustine-contre-soeur-lucie/

– http://wordpress.catholicapedia.net/la-theorie-de-lillumination-finale-versus-sainte-faustine/

– http://www.la-foi.fr/spiritualite/sr_faustine.aspx

– http://www.mostholyfamilymonastery.com/41_Dmercy.pdf

– http://wordpress.catholicapedia.net/fausses-mystiques

http://www.angelusonline.org/index.php?section=articles&subsection=show_article&article_id=2895 ou en vidéo ici

– http://www.traditioninaction.org/HotTopics/f072_DivMercy.htm

http://wordpress.catholicapedia.net/un-eclairage-au-sujet-de-la-misericorde-nouvelle/#more-23165

Publicités
Cet article, publié dans Doctrine, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.