Panique dans le tradiland rallié anglophone

Comme je l’écrivais dans mes deux articles intitulés « Prions pour les prêtres…et pour nous », la panique s’accentue dans le monde rallié anglophone. Je ne saurais dire ce qu’il en est chez leurs camarades francophones, mais en tout cas, chez les anglosaxons, ça gamberge à fond les gamelles.

Le prochain « synode » de l’enfer n’aura pas lieu avant octobre 2015, mais déjà la terreur fait des ravages chez les ralliés, et en particulier sur le blog « the Remnant », que je lis presque quotidiennement.

Hier, un contributeur habitué du site, Hillary White (qui semble être un homme, malgré le prénom), nous pondait un long article intitulé « Arrivée d’une catastrophe mondiale : Qu’allons-nous faire à présent ?« .

Hillary compare ce qui se passe dans l’Eglise conciliaire, qu’il considère apparemment comme l’Eglise Catholique, au schisme anglican sous Henry VIII d’Angleterre et ses successeurs, et au massacre général des Catholiques pendant la révolution « française » de 1789.

Cependant, Hillary ne semble pas avoir conscience que ce qui se passe maintenant est bien plus grave. Les génocidaires anglicans et révolutionnaires n’avaient pas atteint l’Eglise militante à son sommet, mais « seulement » assassiné et martyrisé des dizaines de milliers de Catholiques. Henry VIII et sa traînée de fille, les satanistes de la Terreur, n’étaient somme toute que des chefs d’Etats, des psychopathes placés momentanément à la tête d’un pays, des possédés dont la nuisance immédiate ne risquait pas de s’étendre au-delà de leurs frontières. Ici, c’est toute l’Eglise – l’Eglise Catholique selon la créance d’Hillary – qui sombre dans le caniveau.

Fort de cette constatation, il en vient donc à se poser toutes les questions  pratiques qui se présentent à l’esprit de chaque fidèle lambda rallié : « Que faire, SI une telle chose arrive ? Que faire SI le synode, avec l’aval du Bergoglio de service (que M. White semble persuadé être le pape), impose aux prêtres de donner les sacrements aux gens vivant publiquement dans le péché mortel ? Assister à une Messe où se produisent des sacrilèges, sachant que le prêtre qui célèbre est donc lui-même sacrilège, est-il sacrilège ? »

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autrucheLà, je me demande d’abord pourquoi White se pose ces questions maintenant seulement : chez les ralliés, les sacrilèges sont nombreux (certainement moins nombreux que chez les modernistes pur jus, et plus nombreux que chez les véritables traditionalistes) de nos jours, comme partout.

J’ai vu bien des prêtres ralliés accepter par exemple de donner la communion dans la main à des personnes qui voulaient se communier elles-mêmes.

J’ai été témoin à d’innombrables reprises du fait qu’ils donnent également la communion sans sourciller à des femmes vêtues de manière très indécente : on pourra me demander quelle est la gravité du péché que commet une femme arrivant à la Sainte Table en mini-jupe rasibus et bustier pigeonnant avec les épaules nues ? Je répondrai que je ne suis pas théologien, mais que raisonnablement parlant j’augure assez mal de l’état de grâce de ce genre de « communiantes ».

On peut donc légitimement penser que certains prêtres ralliés n’hésitent pas non plus à donner la communion à des personnes qu’ils savent parfaitement vivre dans l’adultère ou le concubinage : ce ne serait guère étonnant, et dans la droite ligne  de ce qui précède.

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La deuxième chose qu’Hillary ne voit pas, selon moi, c’est que si l’Eglise conciliaire ouvre la boîte de Pandore lors de ce pseudo synode, c’est tout l’édifice qui s’écroule. En effet, si l’adultère, la sodomie, etc. ne sont plus des péchés qui empêchent de recevoir la Communion, alors c’est soit qu’il n’existe plus de péché mortel, soit que Notre-Seigneur n’est pas présent dans la Sainte Hostie. Vous pouvez tourner comme vous le voulez les propositions dans votre cervelle, la conclusion sera la même.

Continuons donc, et dévidons le raisonnement. Si c’est le péché mortel qui n’existe plus, alors la confession n’a plus lieu d’être : suppression du sacrement de pénitence. L’enfer n’a plus de raison d’exister : négation de ce dogme; le salut est universel (ce qui est une hérésie professée par et depuis JP2)
Si c’est la Présence Réelle qui est niée, le Catholicisme disparaît : nous sommes tous des parpaillots (c’est précisément déjà le « credo » de l’Eglise conciliaire, soit dit en passant). Pourquoi ne pas supprimer pour de bon le Canon et la Consécration ? Et à quoi sert la prêtrise ?

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devise04Et là, soudainement, Hillary White sombre dans le ridicule en piétinant de toutes ses forces le principe de non-contradiction. Il proclame en effet : « je ne serai pas complice de sacrilèges, mais je ne donnerai pas non plus dans le schisme [en rejoignant d’éventuels résistants qui refuseraient de suivre les prescriptions du synode] »

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D’où je conclus que ces ralliés sont désespérants ! Leur pseudo-pape leur dirait-il d’adorer les chiens, ou Moloch, que ces crétins continueraient de lui baiser la pantoufle en répétant: « je ne vais pas rejoindre ceux qui sont restés catholiques parce que je ne veux pas devenir schismatique ! ».

Seigneur, où est passée l’intelligence de ces gens-là : « dites-moi, où n’en quel pays ? »

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Comme je ne suis pas Hillary White, et que mes neurones sont normalement connectés, je vais vous dire ce que nous ferons, chers amis lecteurs, si le synode décrète que les adultères, les fornicateurs, les sodomites peuvent communier, que les martiens doivent être baptisés, que les perroquets peuvent prétendre aux saints ordres et les poissons rouges pratiquer des exorcismes : NOUS SURVIVRONS !

  • Tant que nous aurons la vraie Messe dite par des prêtres non complices du sacrilège, nous assisterons à cette Messe. Tant que ces mêmes prêtres seront là pour nous donner les sacrements, nous les recevrons.
  • Lorsque le nombre de prêtres se raréfiera, nous ferons des centaines de kilomètres, une fois par mois, pour avoir la Messe, et nous lirons notre missel chez nous les autres dimanches.
  • Lorsqu’il n’y aura plus de prêtre fidèle, eh bien, nous relèverons la tête, parce qu’alors Notre-Seigneur reviendra terminer ce monde et juger les Nations ! (Evangile selon Saint Luc, chap. XXI, verset 28)

 

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