Sur « l’oecuménisme du sang » (2)

Suite de la traduction de l’article du blog Novus Ordo Watch (merci à mon ami Merle Noir qui a réalisé cette partie, et relu l’autre, après que je me suis affalée suite à la traduction de la première, que vous pouvez lire ici)

Martyrs

Ainsi nous voyons que « l’oecuménisme du sang » est une absurdité, simplement le dernier canular moderniste-indifférentiste déguisé en théologie catholique et balancé à une populace naïve par les ennemis de la vraie Foi Catholique. Méfions-nous des modernistes, qui cherchent intelligemment à éliminer toute distinction entre la vraie religion et les fausses religions (cf 2 Cor. 6:14, Galates 1 – 8:9), alors que depuis deux mille ans, les Catholiques ont affronté les morts les plus cruelles plutôt que d’admettre ne serait-ce que la plus légère altération de la vraie doctrine. Dans les années 1500, l’Église Catholique préféra voir l’Angleterre tout entière tomber dans le schisme et l’hérésie, et des personnes comme saint John Fisher et saint Thomas More être martyrisés, plutôt que de consentir à une fausse nullité de mariage ou de compromettre sa doctrine d’un seul iota. Combien les choses ont changé !

Quelques mots supplémentaires de clarification sont nécessaires.

Nous comprenons que face à ces actes horribles perpétrés par l’Etat islamique, beaucoup de gens pensent que les disputes théologiques entre catholiques et protestants sont seulement des futilités en comparaison, et de ce fait, ils voient « l’oecuménisme du sang » de François comme une grande et charitable approche afin d’unir catholiques et protestants en face d’une menace aussi terrifiante. La vérité, cependant, est très différente.

Notre-Seigneur nous a conseillé de craindre non celui qui peut tuer le corps, mais celui qui peut tuer l’âme : « Je vous dis, à vous qui êtes mes amis: Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre. » (St Luc 12 : 4-5). Telles sont les paroles de Dieu Lui-même, et il n’en a pas été prononcé de plus vraies. « Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur… » (Rom 3:4)

Les actes commis par l’État islamique sont en effet d’une cruauté absolument atroce, mais l’hérésie représente un danger bien plus grand, car elle attaque et détruit l’âme : « Quiconque va au-delà et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, ne possède point Dieu. » (2 Jn, 1 : 9). Le Pape Clément XIII n’a pas enseigné autre chose : « Il se trouve que l’erreur diabolique, lorsque ses mensonges ont été colorés avec art, revêt aisément les apparences de la vérité pour peu que de très brèves additions ou modifications viennent corrompre la signification de ce qui est dit ; et la confession, qui opère généralement le salut, rapproche parfois de la mort moyennant un léger changement. » (Clément XIII, Encyclique In Dominico Agro, n° 2.)

Ce que cela signifie en pratique, c’est que François est bien plus à craindre que l’État islamique. Les terroristes islamistes peuvent tuer le corps, mais le corps seul, alors que François, en tant qu’apostat, imposteur occupant le trône de Pierre et terroriste spirituel, a le pouvoir d’envoyer les âmes au feu éternel de l’enfer, « là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point » (Marc, 9 :43). Le terroriste djihadiste se présente clairement lui-même comme une menace pour notre bien corporel, mais une fois qu’il a tué, sa terreur n’existe plus. En revanche, le « Pape » moderniste se présente lui-même comme un « ange de lumière » (cf. 2 Cor. 11 :14), comme une sorte de guide spirituel bienveillant qui empoisonne l’âme si progressivement qu’on ne s’en aperçoit pas. Il constitue donc un danger bien plus grand et beaucoup plus à craindre. « Il [le moderniste] est le type même du satanique ; le mal qu’il représente est masqué » (Don Felix Sarda y Salavany, Le Libéralisme est un Péché, ch. 16).

L’utilisation par « François » du massacre des Coptes égyptiens pour promouvoir son hérésie d’un « œcuménisme de sang » est honteuse et diabolique. Le message qu’il envoie ainsi, c’est que la Vérité du Christ n’a pas d’importance, que l’Église englobe de nombreuses fois différentes, que l’hérésie ne fait pas obstacle au salut et qu’en fin de compte, aucun de ces « trucs doctrinaux » n’a le moindre intérêt. Apparemment, saint Thomas More et saint John Fisher ont agi comme des idiots en marchant à la mort pour de telles « chamailleries ».  La vérité, c’est que François crache à la Sainte Face du Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14 : 6) et qui doit être adoré « en esprit et en vérité » (Jn 4 : 23). Exit la « foi une » proclamée par saint Paul (Éph. 4 : 5).

Le « Pape » François fourvoie les âmes de la manière la plus insidieuse et la plus astucieuse en usant de mots qui résonnent d’une manière douce et réconfortante, mais qui ne lui servent qu’à enrober le plus destructeur des poisons.

Même si vous, cher lecteur, n’êtes pas d’accord avec nous sur ce point et croyez que l’ « œcuménisme de sang » de François est une belle et noble notion, veuillez reconnaître au moins une chose : ce que prêche François est contredit par l’enseignement du Concile de Florence, ainsi que nous l’avons démontré ci-dessus. Or, l’Église catholique enseigne que les dogmes de sa Foi ne peuvent changer, ne peuvent « évoluer » sous l’effet d’une « intelligence supérieure » :

« Aussi doit-on toujours retenir le sens des dogmes sacrés que la sainte Mère Église a déterminé une fois pour toutes, et ne jamais s’en écarter sous prétexte et au nom d’une intelligence supérieure de ces dogmes. Croissent donc et se multiplient abondamment, dans chacun comme dans tous, chez tout homme aussi bien que dans toute l’Église, durant le cours des âges et des siècles, l’intelligence, la science et la sagesse ; mais seulement dans le rang qui leur convient, c’est-à-dire dans l’unité de dogme, de sens et de manière de voir. »

 (Premier Concile du Vatican, Constitution dogmatique Dei Filius, chapitre 4 ; Denz. 1800).

La religion promue par François n’est pas la religion de toujours. L’homme n’est pas catholique et ne peut donc être le chef de l’Église catholique.

Craignez-le, car il entraîne les âmes en enfer.

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