La chose…

Un moment de franche rigolade que cet article pondu par la très bonne plume de Jany Leroy, sur le blog Boulevard Voltaire (nul n’est parfait) :

Mr Bean

Par respect pour les transgenres, une université américaine demande à son personnel de ne plus utiliser « monsieur » et « madame » dans sa correspondance avec les étudiants.

 

Au Disneyland de la décadence délirante, une nouvelle attraction vient d’arriver. Amateurs de grand frisson et de bonne poilade, en avant !

Attention, ça démarre : par respect pour les transgenres, une université américaine demande à son personnel de ne plus utiliser « monsieur » et « madame » dans sa correspondance avec les étudiants. Pas mal, non ? Encore un petit tour ? Allez, c’est reparti. Citons Slate.fr, fournisseur officiel de manèges : derrière cette décision, il y a la volonté de ne pas immédiatement préjuger du fait que si on s’appelle « Laura », on s’identifie en tant que femme. Il s’agit donc de respecter l’identité des personnes transgenres ou de celles qui ne s’identifient pas comme homme ou femme. Et voilà ! Tout le monde descend.

Personnellement, m’identifiant régulièrement à Napoléon, je déplore qu’aucune institution ne s’adresse à moi en employant la formule « Votre Majesté Impériale ». Lors de ces crises passagères, le terme « monsieur » s’avère fortement dévalorisant… J’en toucherai deux mots à la directrice du centre doctoral de la City University of New York dont le sigle est CUNY… (Je n’invente rien et vous laisse imaginer la suite.)

Pour pallier cette absence d’appellation, la directrice du parc d’attractions universitaire suggère d’utiliser simplement les noms complets des étudiants. Ainsi, grand frisson supplémentaire, le professeur attend dans son bureau que la présumée Laura fasse son entrée en se demandant, la sueur au front, s’il va s’agir d’une fille ou d’un garçon. Suspense insoutenable. Des paris s’organisent, mais très vite le joueur décroche. La possibilité ludique que Laura soit un garçon étant de un pour mille, ce qui devait constituer une valeur ajoutée piquante au manège se vautre lamentablement.

Gné ?
Gné ?

La mesure s’inscrit donc dans le célèbre concept du « au cas où », mâtiné d’un soupçon de « on ne sait jamais ». Dans le doute, abstiens-toi ! Peut-être ce chat est-il un basset recouvert d’une peau imitation chat… On en a vu !

Plus simplement, ne serait-il pas plus efficace que les étudiants apposent une photo de leur sexe sur leur carte de cantine ? Accompagnée, il va de soi, d’un autre cliché les représentant en train de se livrer à l’acte sexuel ? Ainsi le professeur consciencieux pourrait utiliser les bonnes appellations sans commettre de bourdes fâcheuses : « monsieur », « madame », « monsieur-madame »« parfois monsieur », « parfois madame », « cher eunuque », etc.

Dans sa communication, l’université parle de fluidité sexuelle… Au sommet de son ambiguïté, l’étudiant entre dans le bureau du professeur en passant sous la porte… et ressort par la soufflerie du climatiseur. Ni vu ni connu, ni monsieur, ni madame… Fluide.

Pour finir ce divertissement en beauté, ajoutons qu’un mouvement étudiant milite pour la création de toilettes unisexes et l’abandon des pronoms « he » et« she » au profit du neutre. De nouveaux lieux de rencontres se profilent… It is very romantic

La chose

Hmm… à bien y réfléchir, « la chose » me semble un peu trop « genrée » : ne serait-ce pas discriminatoire ?

Désormais braves gens, ne dites plus Monsieur, ne dites plus Madame (on espère que vous déjà arrêté d’utiliser Mademoiselle !)…Dites « la chose » : l’emploi du terme « la chose » est 100% « non-discriminant », 100% drouadlom-compatible, sodomo-lesbo-compatible, gendero-compatible ! Et… bienvenue dans le meilleur des mondes !

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