Lettre ouverte aux prêtres (et fidèles)

C’est tragique, mais même lors d’étés aussi pourris que celui que nous traversons, les vêtements indécents s’exhibent à la Messe. Et croyez bien que je ne parle pas de la messe luthérienne de Vatican 2 mais bien de la vraie Messe de toujours !

Dans mon département, il y a deux centres de Messe. L’un appartient à des bénédictins ralliés, l’autre à la FSSPX.

Le malheur du monastère bénédictin, c’est qu’il draine des centaines de touristes, chaque été, qui sont hébergés sur place, et n’ont pas grand’chose de catholique. Il sont pleinement conciliaires, modernistes, adeptes de la « théologie du corps » de l’obsédé sexuel Wojtyla, ou des délires du Bergoglio.

Les mini-jupes (extrêmement mini !) sont légion aux messes de ce monastère, ainsi que les enfants presque nus, et les femmes dévêtues qui allaitent au premier rang dans la chapelle, pendant la Messe, sous le regard attendri de leur abruti de mari qui n’est pas capable d’interdire à son épouse de se rendre à la messe habillée comme une prostituée et de sortir ses pis devant l’autel, le prêtre et les fidèles. Tout simplement immonde et scandaleux.

Les moines se contentent de dire qu’ils ont « mis une pancarte à l’entrée », pancarte qui porte un dessin représentant un homme en short et une femme en mini-jupe, les deux rayés d’un grand trait. Malheureusement, tout le monde s’en moque, et les moines ne disent rien.

Vous me rétorquerez, ce sont des ralliés, on ne peut pas attendre d’eux d’imposer une attitude et une tenue décentes à leurs fidèles, dont 90% sont des modernistes qui viennent à cette messe uniquement parce qu’ils trouvent que le chant grégorien est joli, ou pour certains bourges, venus de Versailles et Bordeaux en troupeaux, parce que « ça fait bien ».

Si quelqu’un des 10% restants ose ouvrir la bouche et se plaindre de l’offense faite à Dieu et de l’agression morale et psychologique que lui-même subit à voir ces étalages de viandes prostituées dans le lieu saint, les moines lui font comprendre qu’il faut être « charitable ». C’est leur idée de la charité, à ce que je crains : laisser les gens porter les autres au péché mortel, scandaliser gravement le prochain, et in fine se damner. Mais, diantre, comme dit l’apostat du Vatican, « qui suis-je pour juger ? »

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Plus grave, il semble y avoir une contagion également dans les chapelles de la FSSPX. On y voit maintenant des femmes se comporter sans dignité, qui en pantalon comme si elles allaient aux vaches ou bêcher le champ, d’autres en jupe courte bien au-dessus du genou. Evidemment, la tête découverte, inutile de préciser.

Il y a encore 10 ou 15 ans tout au plus, de telles personnes qui passent pour des gourgandines (tant mieux pour elles si elles sont vertueuses, mais en tout cas, elles donnent à penser exactement le contraire !) se seraient vu refuser l’entrée de la chapelle. Passe encore pour une nouvelle venue : le prêtre l’avertissait discrètement une première fois, et si elle se repointait ultérieurement dans le même appareil, elle était interdite d’entrée. Certaines, particulièrement mauvaises, arrivaient parfois à s’infiltrer, et se présentaient au banc de communion pour narguer le prêtre. L’un de mes amis (d’une autre région) a ainsi – tout à son honneur ! – refusé un dimanche la communion à deux de ces harpies, qu’il avait eu la bonté d’avertir à plusieurs reprises, et qui persistaient à le défier…

A présent, le relâchement est réellement sensible, même à la FSSPX.

Beaucoup de prêtres ne disent rien…je crois qu’ils ont subi le syndrome bien connu de la grenouille mise à cuire dans l’eau tiède. L’eau chauffe peu à peu, et l’animal cuit sans s’en rendre compte. S’il avait été dès l’abord jeté dans une marmite d’eau bouillante, il se serait échappé d’un bond.

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Si donc un prêtre passe ici et me lit, je peux lui donner ce conseil en tant que femme qui suis malade de voir des femmes se comporter aussi honteusement : sévissez ! N’hésitez pas ! Pour deux grues qui vous tiennent tête et iront geindre que vous êtes intolérant, misogyne, etc. il y a 50 femmes dignes qui seront très contentes que vous ayez eu le courage de mettre au pas celles qui  déshonorent leur sexe !

Dites-vous bien que mettre une pancarte à l’entrée ou même rappeler les règles de la modestie dans un sermon de temps à autres, cela ne suffit pas.

Par ailleurs, si vous croyez que parce que nous sommes des femmes nous ne sommes pas gênées autant que vous par ces comportements, vous vous trompez lourdement. Certes, la vue des morceaux de viande et charcuterie étalés sous nos yeux ne nous occasionne généralement pas de tentation contre la pureté, mais elle nous dégoûte et nous écoeure. Elle nous occasionne plutôt des tentations de colère contre ces misérables, sans parler de la distraction que cela cause à la Messe !

Ne croyez pas non plus que ces personnes « ne le font pas exprès », ou « ne comprennent pas ». Je vous assure qu’elles comprennent très bien, mais qu’elles vous tiennent tête volontairement. Une récente convertie, peut-être, mais une qui persiste après avertissement(s) à montrer ses cuisses, vous êtes incurablement naïf si vous pensez qu’elle ne se rend pas compte de ce qu’elle fait. Il ne faut pas confondre la courtoisie avec la mollesse et la lâcheté, Messieurs les abbés. Une femme vertueuse mérite la courtoisie, une femme dépravée en réalité ou en apparence mérite qu’on la corrige.

Notez que pour celles qui sont mariées, il faudrait peut-être sermoner le mari en premier, et lui apprendre qu’il est responsable en premier lieu. S’il y avait un peu de virilité chez les maris, on ne verrait certainement  pas tant de conduite scandaleuse chez les épouses !

Dites-vous bien que si vous ne faites rien, ce sera l’escalade; et plus vous attendrez, moins vous aurez d’autorité pour agir. Au train où ça va, dans 10 ans, les chapelles de la FSSPX ressembleront aux bordels des JMJ.

C’est un peu rude, mais avec quelques grammes d’honnêteté, tout prêtre admettra que j’ai raison, hélas. A chacun de voir, nous autres fidèles n’y pouvons pas grand’chose, c’est vous, prêtres, qui êtes les maîtres dans vos chapelles !

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« Une robe qui ne couvre pas les genoux de la personne en position assise est indécente et ne peut en aucune manière être permise. »
(Bulletin Officiel du District de France  n° 181, mars 2004).

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