Baptême de désir et baptême de sang

SONT DES VERITES DE FOI.

Ne vous laissez pas abuser par les feeneyites qui propagent leur hérésie hallucinante de plus en plus largement sur internet ! Certains prêtres fidèles commencent à être séduits,  au mépris de tout l’enseignement de l’Eglise, de toute la Tradition, et même du simple bon sens : méfiez-vous !

J’avais déjà écrit quelquechose sur cette hérésie vraiment répugnante (elle insulte la Miséricorde divine et accuse l’Eglise de mensonge), ici à la fin de l’article. Cependant, les hérétiques ne plient pas malgré les évidences qui s’accumulent contre eux. Mystère d’iniquité…

Conférence de l’Abbé Lafitte.

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Quelques citations en passant :

St Thomas d’Aquin, Somme théologique,  IIa IIae, Q.100, art. 2

« Supposons maintenant un adulte désirant le baptême, et en danger de mort, que le prêtre ne veut pas baptiser sans argent. Il doit, s’il le peut, se faire baptiser par quelqu’un d’autre. Si ce recours lui est impossible, il ne doit aucunement acheter à prix d’argent son baptême, mais plutôt mourir sans l’avoir reçu. Le baptême de désir supplée en effet pour lui ce que le sacrement ne peut lui donner.« 

Idem, Q.124, art.1

« Certains ont soutenu que l’usage du libre arbitre s’était développé miraculeusement chez les saints innocents, si bien qu’ils ont subi le martyre eux aussi volontairement. Mais parce que cela n’est pas confirmé par l’autorité de l’Écriture, il vaut mieux dire que la gloire du martyre, méritée chez d’autres par leur volonté propre, ces tout-petits mis à mort l’ont obtenue par la grâce de Dieu. Car l’effusion du sang pour le Christ tient la place du baptême.« 

Idem, III, Q. 68, art. 2

« Il y a deux façons de ne pas être baptisé. D’une part, ne l’être ni de fait ni de désir; c’est le cas de ceux qui ne sont pas baptisés et ne veulent pas l’être. Et c’est manifestement mépriser le sacrement, au moins chez ceux qui ont l’usage du libre arbitre. Ceux à qui le baptême fait défaut de cette façon ne peuvent parvenir au salut, puisque ni sacramentellement, ni spirituellement, ils ne sont incorporés au Christ qui seul peut nous sauver.
D’autre part, on peut n’être pas baptisé de fait, mais en avoir le désir. C’est le cas de celui qui désire être baptisé, mais qui par accident est surpris par la mort avant d’avoir pu recevoir le baptême. Celui-là, sans avoir reçu de fait le baptême, peut parvenir au salut, à cause du désir du baptême, qui procède de la foi  » qui agit par la charité », et par laquelle Dieu, dont la puissance n’est pas liée aux sacrements visibles, sanctifie intérieurement l’homme.Ainsi S. Ambroise dit-il de Valentinien qui mourut catéchumène: « Celui que je devais régénérer, je l’ai perdu, mais lui n’a pas perdu la grâce qu’il avait demandée. »

(…)

Personne ne parvient à la vie éternelle s’il n’est absous de toute faute et de toute peine. Cette absolution totale est donnée dans la réception du baptême, et dans le martyre. Aussi dit-on que le martyre accomplit tout le sacrement du baptême, en tant qu’il libère entièrement de la faute et de la peine. Donc, si un catéchumène a le désir du baptême (autrement il ne mourrait pas dans les bonnes oeuvres, qui ne peuvent exister sans la foi, qui agit par la charité), et si ce catéchumène vient à mourir, il ne parvient pas aussitôt à la vie éternelle, mais il subira la peine de ses péchés passés: « Pourtant il sera sauvé comme à travers le feu «  (1 Co 3, 15).
3. Si l’on dit que le sacrement de baptême est nécessaire au salut, c’est que l’homme ne peut être sauvé s’il ne le possède au moins par sa volonté, et Dieu tient cette volonté pour une chose faite. »

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Catéchisme de st Pie X, Les Sacrements, le Baptême :

 « Nécessité du Baptême et devoirs du baptisé

Le Baptême est-il nécessaire pour être sauvé ?

Le Baptême est absolument nécessaire pour être sauvé, car le Seigneur a dit expressément :  » Celui qui ne renaîtra pas dans l’eau et le Saint-Esprit ne pourra entrer dans le royaume des cieux « .

Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?

Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir. »

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Catéchisme du Concile de Trente, chapitre 3, paragraphe 1

« Malgré cela, l’Eglise n’est point dans l’usage d’accorder sur-le-champ le baptême à ces sortes de personnes [les catéchumènes], elle veut au contraire qu’on le diffère pendant un certain temps. Ce délai n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants comme nous l’avons dit plus haut. Doués qu’ils sont de l’usage de la raison, le désir, la résolution de recevoir de baptême, joints au repentir d’avoir mal vécu, leur suffisent pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain venait les empêcher de se purifier dans les fonts salutaires. »

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Conclusion : pour les feeneyistes, St Thomas d’Aquin se trompe, la Sainte Eglise s’est trompée au Concile de Trente, les Catéchismes de Trente, de St Pie X (et tous les autres, car tous disent la même chose) se trompent.
Seuls eux, feeneyistes, ont raison.

Cherchez l’erreur.

M.A.J. du 4 septembre 2014 : le blog catholicapedia vient de publier un article de l’abbé Cekada sur le sujet.

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