Le génocide mondial

 

Quelques réflexions de Louis Dalencourt sur son blog, qui me paraissent intéressantes.

Mes commentaires sont en bleu. Les mises en gras sont de l’article original. Les mises en rouge sont de moi.

Selon L. D. nous sommes déjà entrés dans la troisième guerre mondiale. Opinion à laquelle évidemment je ne souscrit pas, mais cette précision était nécessaire pour comprendre les phrases qui suivent.

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Sacrifice humain chez les Aztèques

Sacrifice humain chez les Aztèques

Cette guerre est totale car elle concerne à la fois les corps, les esprits et les âmes.
Elle est encore plus mondiale que les deux premières car cette fois-ci, tous les peuples sont concernés.
Elle est de loin la plus meurtrière de toutes car elle a réhabilité les sacrifices humains, qu’elle accomplit sur une immense échelle.
Si donc un conflit armé entre nations venait à se déclencher dans les prochains jours, il serait plus juste de parler de quatrième guerre mondiale.

Car la troisième a vraiment commencé en 1972. [affirmation gratuite, mais je la laisse pour situer ce qui va suivre]
(…) après deux guerres nécessaires à l’épuration de la jeunesse chrétienne, des rois chrétiens et des idées chrétiennes, Satan pouvait passer à la phase de construction de « son » monde, déjà bien engagé, par ce qu’il convient d’appeler la troisième guerre, la plus ignoble de toutes.

Sacrifice humain par l’avortement

La plus ignoble car elle est cachée.
La plus funeste car elle s’attaque aussi à la spiritualité.
La plus terrible car elle est universelle : tout y passe : les idées, les mentalités, les moeurs, le monde du travail, l’économie, les conflits localisés, les famines, et j’en oublie… et pas un endroit du globe n’y échappe.
La plus meurtrière car elle a réhabilité, et même légalisé le meurtre, faisant renaître les sacrifices humains de civilisation sataniques et dégénérées comme les Aztèques et les Mayas.

Oui, la légalisation de l’avortement et sa généralisation au monde entier constituent bien le crime le plus abject et le plus blasphématoire qui soit vis à vis de Dieu et de sa création.
Non seulement, c’est le cri démoniaque du refus de la loi de la nature, donc de la loi divine, mais c’est aussi le plus ignoble des meurtres.
Oui, chaque année nous offrons en holocauste des millions d’enfants vivants.

L’avortement, l’holocauste de l’Antéchrist-système à son dieu, « le dragon »

Dès les années 60, dans les pays dits civilisés, la révolution des mentalités passa par la « révolution sexuelle ». Car la différence entre les guerres entre nations et celle-ci, est que cette dernière est basée sur la révolution.
La révolution est une guerre civile, c’est à dire une guerre montée par des concitoyens contre leurs propres concitoyens. [Cette définition de la révolution est très tronquée et terriblement réductrice : voir à ce sujet les auteurs antilibéraux du XIXème]
En l’occurrence, il va s’agir d’une guerre des mentalités, des idées.

La première et grande attaque a consisté à promouvoir la contraception.
Le but ici est de refuser la vie, conséquence logique de l’accouplement. On ne s’accouple plus pour fonder une famille, mais pour son plaisir. Le sexe devient prépondérant face à l’amour conjugal.

Car derrière l’accouplement, il y a la nécessité de reproduction de l’espèce. L’homme est probablement le seul animal qui y prenne du plaisir, est-ce une raison pour refuser une loi de la nature ? Une loi triplement divine :
– d’abord parce que l’accouplement homme-femme est nécessaire à la reproduction de l’espèce, et même indispensable. Première loi divine.
– ensuite parce que la naissance d’un nouvel être humain implique des responsabilités, puisque celui-ci est incapable de vivre sans les autres les premières années. D’où la logique loi humaine de la famille, confirmée par le Christ lui-même : « l’homme s’attachera à sa femme et quittera ses parents. » Seconde loi divine.
– enfin parce que le développement d’un être humain aussi fragile que l’enfant ne pouvant s’accomplir pleinement que dans la durée et la stabilité, le décalogue défend, déjà, l’indissolubilité du couple, pour son propre intérêt comme pour celui de sa famille. Ce que confirmera l’église catholique avec le sacrement du mariage. Troisième loi divine.

En prônant la jouissance du corps sans limites, en séparant le plaisir sexuel de sa finalité, Satan fait sauter d’un coup ces trois lois divines.
De plus, la luxure qui en découle est à l’origine de très nombreux désordres. La famille ayant explosée, les problèmes affectifs se multiplient et s’étendent à toute la société.
S’ensuit une fuite en avant dans la perversité, qui n’étant jamais satisfaite, aboutira au mariage homosexuel, et aujourd’hui à la théorie du genre, représentée par des personnages comme Conchita Wurst, mi-homme mi-femme. [l’aboutissement logique de la dépravation portée à son paroxysme est le sadisme, les rituels sataniques, et finalement le meurtre et le suicide, puisque pour se procurer sa volupté sensuelle qui s’émousse, le dépravé recule sans cesse les limites…]

Mais ceci ne suffit pas à satan : il lui faut des sacrifices humains, comme au bon vieux temps. Si on salit aujourd’hui autant la mémoire des Conquistadores, c’est pour faire oublier qu’ils ont d’abord mis un terme à ces pratiques barbares et sanguinaires.

Or l’histoire de la contraception et de l’avortement dans le monde ressemblent à peu près à ce qui s’est passé en France. Avant 1972, même s’il y a quelques pays pionniers, les actions sont très restreintes. Même en France, la loi Neuwirth légalisant la contraception, bien que votée en 1967, n’est véritablement appliquée qu’à partir de 1972.
Quand à l’avortement, la fameuse loi Veil date du 17 janvier 1975. Oui, le même jour que l’apparition de la Vierge à Pontmain. C’est signé.

C’est à partir de ces mêmes années (1972/75) que les légalisations et généralisations de la contraception et de l’avortement se répandent comme une traînée de poudre dans le monde entier.

Cette guerre totale se caractérise par quatre actions principales :
La persécution religieuse, ou guerre spirituelle
– Le refus des lois de la nature
– La résurgence des sacrifices humains
– L’exaltation des 7 péchés capitaux

Quoi qu’on en dise, ces 4 types de guerre n’avaient jamais été actionnés en même temps. Il s’agit bien, depuis 1914, d’une guerre totale d’une ampleur encore jamais vue depuis le début de l’humanité il y a 6000 ans. [Pour être plus précis, disons que le refus des lois de nature n’avait jamais existé depuis la Création, du moins à grande échelle]

Le refus des lois de la nature.

Quand l’homme modifie le code génétique des plantes (OGM), quand il transforme des herbivores en carnivores (la vache folle), quand il trifouille la génétique humaine ou désorganise le système immunitaire par les vaccins, non seulement il outrepasse ses droits sur la nature, mais il la modifie à son profit, jouant à l’apprenti-sorcier. Ce refus des lois immuables de la nature conduit l’homme à refuser les lois du Créateur et à vouloir même faire l’inverse ; pas étonnant qu’ensuite il adopte des lois contre-nature au niveau des mœurs.

L’exaltation des 7 péchés capitaux.
La société moderne est aujourd’hui l’exact inverse de la société chrétienne. Son niveau de perversion est équivalent corrélé à celui de l’anesthésie générale qu’il a réussi à créer. Jamais les mauvais comportements et les vices n’avaient été montrés, valorisés, excusés avec autant d’insistance.

  • La paresse : incitation à travailler moins, perte même de la notion de « travail bien fait », valorisation excessive de la société des loisirs, du divertissement, du sport, des vacances. Paresse corporelle issue d’un confort excessif (produits électroniques en tous genres, voiture, escaliers mécaniques…) et paresse intellectuelle généralisée (jeux vidéos, télévision, lectures insipides…).
  • La gourmandise : vous remarquerez qu’avec des slogans du type « mangez 5 fruits et légumes par jour », on ne cherche pas à combattre la gourmandise ni l’excès de nourriture. La seule limite à l’excès, c’est la loi, d’où une hypocrisie totale puisque parallèlement, tout nous incite à l’excès. Pas uniquement en nourriture et en boissons, en tout (vêtements, loisirs, jeux, sexe…).
  • La colère : la mort est omniprésente à la télévision, au cinéma et dans les jeux vidéos. Elle est même banalisée. La révolution est vantée auprès des enfants. La colère moderne, qui se manifeste par l’agressivité, la violence, les guerres civiles, les guerres religieuses, les révolutions etc, a envahi la terre entière. Et les sociétés entretiennent la « lutte des classes », étendue à tout le tissu social (enfants contre parents, jeunes contre vieux, riches contre pauvres, hommes contre femmes…) et entretenue constamment, l’égalitarisme n’étant qu’un de leurs derniers avatars.
  • La luxure : la « révolution sexuelle » des années 60 qui s’est étendue au monde entier a permis non seulement la résurgence des sacrifices humains, le refus de la loi divine de la procréation, mais a aussi fait éclater les familles et surtout transformé le véritable amour conjugal en relation sexuelle. Le sexe omniprésent dans nos sociétés attaque l’innocence de nos enfants dès le plus jeune âge. Le domaine des mœurs est celui dans lequel les états ont le plus légiféré afin d’empêcher les parents de s’opposer à la légalisation du vice. Mgr Gaume expliquait que la luxure était le péché le plus grave car de lui découlaient tous les autres, et que c’était aussi l’un de ceux dont on avait le plus de mal à se défaire. [TOUS les écrivains ascétiques sont unanimes. Lire par exemple St Alphonse de Ligori : les 4 portes de l’enfer]
  • L’argent L’avarice : là aussi, le veau d’or a envahi nos maisons, nos entreprises, et surtout nos mentalités. Le seul mot d’ordre dans création ou la gestion d’une entreprise ou même d’une collectivité, c’est l’argent. L’argent corrompt tout, pervertit tout, s’insinue dans tout, commande tout. C’est la seule motivation de la quasi-totalité de nos contemporains. Avec la gourmandise, l’argent est une des principales causes de la société de consommation.
  • L’envie : là aussi, la société de consommation, le développement de l’individualisme et l’esprit de « lutte des classes » (qui consiste à créer en permanence des oppositions là où souvent il n’y a que des différences, naturelles et salutaires) mènent au développement de sentiments tels que la jalousie, la haine, la rancœur. Cet esprit moderne conduit les individus à n’être jamais satisfaits, à entrer dans un cercle vicieux où l’envie est permanente, qu’il s’agisse de désir ou de convoitise.
  • L’orgueil : ce vice capital est l’un de ceux qui font le plus de dégâts au niveau des esprits et des mentalités. Il génère des egos surdimensionnés, favorise l’individualisme et l’égoïsme, et aveugle totalement les personnes. Satan a très intelligemment développé l’orgueil, car c’est l’exact contraire de la principale vertu chrétienne, l’humilité.

 

L. D. décrit ensuite ce qu’il pense être une conséquence de l’orgueil, et qui selon moi n’en découle que lointainement, c’est pourquoi je détache ce paragraphe du corps qui le précède :

En donnant à chacun une importance illusoire (chacun sa vérité, toutes les opinions sont bonnes…), ce système mène inévitablement à des conflits de toutes sortes. De plus, c’est un excellent moyen pour brouiller les esprits : la Vérité est mise sur le même plan que l’erreur, on peut la discuter et en débattre, ce qui permet de la noyer complètement. Amusez-vous à écouter n’importe quelle conversation : le « moi je » a remplacé toutes les discussions, plus personne n’est capable de raisonner sur un sujet de façon générale, chacun rapporte tout à lui-même. Cette confusion des esprits et des valeurs est une des conséquences les plus funestes de cet orgueil généralisé.

Pour finir, il faut bien comprendre que la jeunesse est la première cible de Satan.
A la télévision, dans les séries, au journal TV, les films, les jeux vidéos, les bandes dessinées, les livres pour enfants et ados : de la violence verbale, physique, morale, du sexe, du libertinage, de l’immoralité, la mort banalisée, une culture de révolte et de révolution, du fric facile et mal acquis, des voleurs, des menteurs, des dragons, des sorciers, des univers fantastiques avec la résurgence de tous les personnages diaboliques qui ont pu exister au travers des siècles… et toujours de la violence, surtout et avant tout à destination des jeunes. Dans les jeux, les BD… une culture de mort permanente, une atmosphère de magie et de personnages fantastiques, toujours diaboliques, jamais chrétiens, même vaguement.

La guerre spirituelle

Je vais m’appuyer pour celle-ci sur une explication de Don Jean de Monléon dans son livre « Le prophète Daniel », qui a le mérite d’être très claire, surtout que ce texte date d’avant le concile Vatican II (imprimé en 1962) :

« Sous le règne de l’Antéchrist, la religion chrétienne aura à supporter la plus terrible des dévastations qu’elle ait jamais subies au cours de son histoire. Elle a connu depuis son origine trois sortes de persécutions, figurées par les trois chevaux qui, dans l’Apocalypse, poursuivent le cheval blanc : le cheval rouge, image des persécutions sanglantes ; le cheval noir, symbole des grandes hérésies, comme l’arianisme ou le protestantisme ; le cheval blême qui représente les hérésies larvées, dont nous voyons aujourd’hui l’action pestifère et tenace en philosophie, en morale, en exégèse et dans tous les domaines.
L’Antéchrist déchaînera et utilisera simultanément ces trois sortes de persécutions : par la torture et les exécutions, il fera couler à flot le sang des chrétiens ; par d’habiles provocations, il suscitera des schismes et des ruptures brutales avec Rome ; [on touche ici aux limites de ces auteurs anti-libéraux : aucun d’eux n’avait prévu que ce serait Rome elle-même, le Vatican, qui perdrait la Foi, et qu’on se retrouverait avec des papes plus que douteux, apostats, menant le monde à sa perte, et auxquels par conséquent les fidèles devraient s’opposer pour GARDER la Foi ! ] par les sournoises insinuations du scepticisme et de l’esprit critique, il désagrègera peu à peu l’édifice de la foi et des mœurs chrétiennes. »

Comment ne pas voir ici le résultat des 56 ans de modernisme post-Jean XXIII/Vatican II ?
Beaucoup de catholiques occidentaux ne se sentent pas persécutés. Ils se trompent lourdement !

Les chrétiens dans les pays musulmans (Pakistan, Soudan, Egypte, Syrie, Irak etc…) sont effectivement persécutés selon les méthodes du cheval rouge, de façon sanglante.

Alors que nous, les occidentaux, nous avons droit à la persécution la plus dangereuse, la plus pernicieuse, la plus perverse : celle des idées !
Nous avons eu droit au grand remplacement de la doctrine, de la liturgie, de la mentalité chrétienne séculaire par un magma vaguement religieux, bavard, humanitaire, œcuménique et mondialiste.
Vatican II n’a pas touché aux dogmes, mais il les a vidés de leur sens, en a modifié la compréhension, a supprimé le sacré et toute la liturgie qui mène au sacré.
Comme le dit Don Monléon, tout l’édifice de la foi s’est désagrégé. Et comme nous sommes environnés par Babylone et son système politique, économique, social et religieux, l’édifice des mœurs chrétiennes s’est lui aussi désagrégé.
Le tout en douceur. Les catholiques se sont laissés anesthésier et protestantiser petit à petit, et sont devenus apostats sans même s’en rendre compte.
Il suffit d’écouter le pape (?) François aujourd’hui : l’ennemi ce n’est pas le païen, le juif ou le musulman, non l’ennemi c’est le catho tradi qui refuse cette évolution. L’ennemi, ce sont tous ceux restés fidèles à la vraie foi.
Et que dire des schismes, des séparations à l’intérieur de l’Eglise ? Depuis la scission avec la Fraternité saint Pie X, les tradis n’ont eu de cesse que de se séparer en multiples courants, se critiquant inlassablement (et méchamment) les uns les autres. La tradition est autant divisée que les conciliaires sont forts et unis dans leurs hérésies et leur ersatz de religion catholique.

Les trois points décrits par Dom de Monléon sont donc bien là, et ils ne sont pas à mettre au futur mais bien au présent, preuve que nous vivons bien la période de règne de l’Antéchrist.[En réalité, il est plus probable que nous vivions la fin de la 5ème période de l’Eglise, selon le Vénérable Holzhauser. Ce dernier dit en effet que la décadence sera telle à la fin de ce 5ème âge, que ce sera comme une « répétition générale » de l’époque de l’antéchrist, et que les contemporains croiront être arrivés à la toute fin du monde.]

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